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Renversement historique, tir venu d’ailleurs : le miracle UConn !

NCAA – UConn a réussi l’impensable : faire tomber Duke avant même le Final Four, et ce alors que les Blue Devils avaient pourtant pris un excellent départ.

UConn, vainqueur de Duke dans un match qui fera date de la March Madness NCAA 51,4 secondes, c’est parfois tout ce dont vous avez besoin au basket. UConn n’a pas mené plus longtemps face à Duke dimanche, pour le compte de l’Elite Eight. Mais c’est pourtant bien Connecticut qui jouera le Final Four après sa folle victoire (73-72). Quel que soit le champion couronné dans un peu plus d’une semaine, le tir de la victoire de Braylon Mullins restera comme l’un des plus invraisemblables de l’année, digne du panthéon des plus grands shoots de l’histoire de la NCAA, aux côtés de l’ancien Blue Devil Christian Laettner ou de Kris Jenkins.

Faire tomber la tête de série numéro un du tableau était déjà un exploit en soi, bien que UConn reste également sur un très bel exercice (#2 du quart East, 33-5).

Plus que le résultat final, c’est le scénario de cette rencontre qui marquera à jamais l’histoire des Huskies… comme celle de Duke. Car les Blue Devils avaient le match bien en main. Menés par les frères Boozer, ils avaient largement dominé la première période, menant 44-25 juste avant la mi-temps. Le score était encore de 44-29 au repos.

134-1

UConn avait alors une mission presque impossible : remonter 19 points de retard lors d’une finale régionale du tournoi NCAA. Seul Louisville, qui avait comblé un déficit de 20 points contre West Virginia en 2005, l’avait déjà fait. Il n’y avait même aucun précédent d’une équipe menée de 15 points ou plus à la mi-temps par une tête de série numéro 1 avant de tout renverser dans toute l’histoire de la March Madness.

Le bilan était, jusqu’à dimanche, de 134 victoires – 0 défaites. Dans son histoire, Duke s’était imposé lors de 27 précédents matchs du tournoi national avec au moins 15 points d’avance à la pause. Il fallait un miracle et une deuxième période proche de la perfection. C’est à peu près ce que les Huskies ont accompli.

« J’ai simplement senti que nous allions être capables de nous accrocher en deuxième période », a assuré le coach de UConn, Dan Hurley, en conférence de presse. « Le vestiaire n’était pas abattu non plus. Il était un peu énervé. Les joueurs se disaient un peu : ‘Non, pas comme ça.’ Ils sont très forts, Duke est un super programme, ils ont une super équipe. Mais nous sommes meilleurs. Donc trouvons un moyen. »

La terrible erreur de Cayden Boozer, la sanction implacable de Braylon Mullins

Les Huskies n’avaient plus le droit à l’erreur, et n’en ont plus commis, avec une seule balle perdue en deuxième période. Duke en a perdu trois, rien que dans les quatre dernières minutes. La dernière, une passe beaucoup trop molle et trop dangereuse de Cayden Boozer, aurait pu rester anecdotique. Le frère de Cameron aurait simplement pu laisser filer le chronomètre, avec six secondes à jouer et deux points d’avance pour les siens.

« Je savais que nous étions les deux derniers gars derrière, et nous ne pouvions laisser personne dans notre dos », s’est remémoré Braylon Mullins au sujet de l’action qui a tout changé, bien aidé par les mains actives de Silas Demary Jr. « Nous essayions juste de créer quelque chose. Nous voulions simplement que le ballon quitte les mains de quiconque l’avait. Nous essayions de faire faute sur leur plus mauvais shooteur aux lancers-francs, et Silas a fini par dévier la balle. Il a fait une action incroyable, vraiment incroyable. »

Le plus incroyable est pourtant ce qui a suivi : une prière envoyée par ce même Mullins depuis le logo, qui a fendu la ficelle avec un swish délicieux. Le dénouement est d’autant plus invraisemblable que la première période avait été catastrophique pour les shooteurs des Huskies, conduisant en bonne partie à ce retard à la mi-temps.

« Bon sang, vous avez dit combien, 1/18 ? », s’en est pris la tête à deux mains Dan Hurley quand la statistique a été évoquée en conférence de presse. Ses joueurs ont terminé le match avec un 4/5 dans les sept dernières minutes. « Je savais que c’était mauvais. Je n’ai pas arrêté de demander à mes assistants, et personne n’avait voulu me le dire. Si nous voulions gagner ce match, nous allions devoir mettre quelques tirs en fin de rencontre. Nous avons trouvé de bonnes positions de tir. Nous n’avions simplement pas cette magie au shoot. Puis nous l’avons eue. »

« C’est la magie de mars »

« Évidemment que oui », a clamé Braylon Mullins quand on lui a demandé s’il pensait que son tir de la gagne allait rentrer. « Vous devez en avoir la confiance. » « C’était l’une de ces séquences où vous devez simplement laisser la March Madness prendre le contrôle », a résumé Dan Hurley. « C’est la magie de mars. »

Cette magie s’est muée en détresse dans les yeux de leurs adversaires, qui avaient pourtant été prévenus… plus de trois fois qu’une. La saison dernière déjà, Cooper Flagg, Kon Knueppel et compagnie avaient complètement manqué leur money time contre Houston au Final Four, s’inclinant après avoir compté six points d’avance à une minute du terme. Et cette année, les deux seules défaites au compteur de Duke avaient déjà eu lieu dans de pareils scénarios. Le 20 décembre, les Blue Devils ont mené de 17 points contre Texas Tech avant de perdre 81-82. Bis repetita le 7 février contre North Carolina, avec 13 points d’avance envolés (68-71).

« Je n’ai pas les mots », n’a pu que commenter l’entraîneur Jon Scheyer. « Je revois chaque action qui s’est produite, surtout en deuxième période, cela ne se joue pas seulement sur la dernière action. »

Celle-ci restera pourtant éternelle. Encore plus si UConn réussit son incroyable défi : remporter trois titres en quatre ans après le doublé 2023 et 2024, une performance qu’on n’a plus vue depuis UCLA en 1972, 1973 et 1975.

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