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Fidèles à leur saison, les Wolves font deux pas en avant, et un gros pas en arrière. Après des succès convaincants face aux Rockets et aux Celtics, ils ont pris une fessée à domicile.
Certes, c’était face aux Pistons, leaders de la conférence Est, et il manquait trois joueurs majeurs (Edwards, McDaniels et Dosunmu), mais certains éléments sont passés complètement à côté de leur match. On pense à Julius Randle, Donte DiVincenzo et Naz Reid qui compilent un affreux 12 sur 46 aux tirs !
« C’était un match compliqué en attaque dans l’ensemble. Je pense qu’on n’a pas vraiment trouvé de rythme. Il faut les féliciter : c’est une équipe très physique, qui fait du bon travail pour perturber ce qu’on essaie de mettre en place en attaque» analyse Rudy Gobert. «Globalement, je pense qu’on a très bien défendu, mais en attaque, on n’a jamais réussi à trouver notre rythme. On a eu beaucoup d’opportunités en transition, et ça aurait dû se transformer en lay-up ou en dunks. Mais on a eu du mal à conclure. C’était juste… un rythme bizarre ce soir.»
Pour le Français, les absences de joueurs majeurs n’expliquent pas ce fiasco en attaque. «Ce n’est pas un problème individuel, c’est plus collectif. On était un peu dans le brouillard» poursuit-il. «Peut-être que c’est encore ce truc des matchs en début journée… On était un peu désynchronisés. Il y a déjà eu des matchs comme ça, surtout en début de journée. Et quand tu ajoutes à ça leur défense, ça devient compliqué.»
Des Wolves pas assez matures ?
Il y a quelques jours, après la rencontre face aux Warriors, le pivot des Wolves nous avait confié que le problème des Wolves n’était pas lié au talent présent sur le terrain, mais bien mental. Il n’y a pas cette régularité et cette identité qui permettent de compenser des absences, comme à OKC, Boston ou même Detroit, privé de Cade Cunningham et Isaiah Stewart.
«Encore une fois, je ne parle pas de talent, je parle d’avoir un état d’esprit solidaire où chacun se donne à fond pour le bien du collectif» nous confiait-il. «Au Thunder, ils jouent dur chaque soir pendant 48 minutes, peu importe qui est sur le terrain. On doit s’en inspirer. On s’entend tous très bien, il y a beaucoup de respect entre nous, on sait quel est notre objectif et il n’y a aucune raison qu’on ne soit pas capable de jouer à ce niveau de concentration et d’intensité de façon plus régulière. On n’a aucune excuse.»
Le Français nous parlait même d’un manque de maturité, alors qu’il y a beaucoup de joueurs expérimentés dans le groupe. «Je pense que c’est vraiment mental. Ce n’est bien sûr pas une question de talent, c’est tout simplement mental. On se limite, en fait. On se limite par un manque de maturité. Ça commence individuellement et après, ça devient un problème collectif aussi. On en est conscient. De toute façon, chaque équipe a des points forts et des points faibles. Nous, on sait que c’est ça. Quand on va réussir à vraiment éliminer ça, on va pouvoir jouer pour le titre.»
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