Fred Hoiberg risque de longtemps repenser à ce 26 mars 2026. L’ancien joueur et entraîneur NBA, loin d’avoir marqué les esprits sur le banc des Bulls, semblait tenir une occasion en or avec Nebraska. Favoris sur le papier dans ce Sweet Sixteen face à Iowa, les Cornhuskers, tête de série n°4 dans la région South, ont finalement sombré dans une fin de rencontre complètement ratée. Et une séquence, en particulier, devrait hanter leur entraîneur.
Nebraska avait pourtant pris le match par le bon bout, avec jusqu’à dix points d’avance en début de rencontre. Mais Iowa a peu à peu renversé la vapeur, profitant d’un terrible trou d’air offensif adverse : plus de cinq minutes sans inscrire le moindre point. Les Cornhuskers ont fini par stopper l’hémorragie et sont revenus à trois longueurs à 58.4 secondes de la sirène. Les Hawkeyes ont alors pris un temps mort pour préparer leur remise en jeu en fond de court… sans imaginer que Nebraska allait leur offrir un boulevard.
Au moment de la remise en jeu, tous les regards se tournent vers Kael Combs, prêt à expédier le ballon de l’autre côté du terrain. Fred Hoiberg comprend alors, trop tard, ce qu’il vient de se passer : son équipe n’est revenue qu’à quatre sur le parquet après le temps mort. Totalement seul, Alvaro Folgueiras file vers le cercle, obtient en prime la faute malgré le retour désespéré de Berke Buyuktuncel, et redonne six points d’avance à Iowa à moins d’une minute de la fin. Sur une erreur invraisemblable, Nebraska vient sans doute de laisser filer sa saison.
Rienk Mast, le cinquième joueur censé être sur le terrain mais appelé trop tard par son entraîneur, devait répondre à une question sur cette action en conférence de presse. Fred Hoiberg l’a immédiatement coupé.
« Vous pouvez me mettre ça sur le dos », a lâché le coach. « Il y a eu un problème de communication, et je suis l’entraîneur, donc mettez-moi ça sur le dos. »
« Je n’ai jamais vécu une situation pareille »
En face, les joueurs d’Iowa n’en revenaient pas non plus.
« J’étais assez choqué de voir Alvaro complètement seul », a reconnu Bennett Stirtz. « Je ne me suis même pas rendu compte qu’ils n’étaient que quatre avant de rentrer aux vestiaires. »
Même constat pour l’arrière Tate Sage : « On allait envoyer le ballon vers Bennett, puis on a vu qu’Alvaro n’avait absolument personne sur lui. Alors on a dit à Kael : ‘Lance-la’, et on a fini par marquer. »
Pour Fred Hoiberg, ce match ressemblait pourtant à une occasion presque unique. Né dans le Nebraska, formé à Iowa State, il se retrouvait face au grand rival de son alma mater. Les Cornhuskers venaient de signer la meilleure saison de l’histoire du programme, avec 28 victoires et deux premiers succès dans le tournoi national.
Mieux encore, Florida, tête de série n°1 de la région South et tenant du titre, avait déjà été éliminé au tour précédent, tandis que Houston, autre favori du tableau, allait lui aussi tomber plus tard dans la soirée. La voie s’ouvrait. Le rêve semblait accessible. Et puis tout a basculé…
« Je n’ai jamais vécu une situation pareille », a soufflé Fred Hoiberg. « Je sais que les arbitres comptent toujours pour vérifier qu’il n’y a pas six joueurs sur le terrain. Je ne sais pas exactement quelle est la règle quand il n’y en a que quatre. C’était un problème de communication, et malheureusement, ça arrive. »
Après avoir mené pendant une large majorité du match, Nebraska quitte finalement le tournoi sans gloire, avec une élimination brutale et une bourde qui risque de coller longtemps à la peau de Fred Hoiberg et de ses joueurs.
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