Face à la Chine, les Bleues sont prêtes « à aller au combat »

Coupe du monde – Pour préparer leur quart de finale face à la Chine, les Bleues ont bénéficié de deux jours sans match. Un privilège à ce stade de la compétition dont Marième Badiane et ses coéquipières ont pleinement profité.

Les Bleues savent enfin à quoi s’en tenir. Déjà qualifiées pour les quarts de finale de la Coupe du monde féminine, les protégées de Jean-Aimé Toupane affronteront la Chine, tombeuse de Porto Rico (75-72) ce mercredi, pour tenter de rejoindre le dernier carré. Un stade que la France n’a plus atteint dans un Mondial depuis 1953 !

Il y a quatre ans, les Tricolores étaient déjà à quarante minutes d’une demi-finale. À Sydney, elles s’étaient alors cassé les dents sur… la Chine, victorieuse 85-71 en quart de finale. Mais depuis, les deux sélections ont beaucoup changé, et pas question pour Marième Badiane de faire de ces retrouvailles une affaire de revanche.

« Personnellement, je ne prends pas ce match comme une revanche. Leur équipe est très différente. La nôtre aussi. Là, ce serait vraiment comme un match de plus pour travailler et avancer dans la compétition. »

Des Bleues ressourcées

Les Françaises disposent surtout d’un avantage non négligeable avant ce quart de finale : la fraîcheur. Alors que la Chine devra enchaîner deux rencontres en deux jours, les Bleues ont bénéficié de deux journées sans match, avec notamment une après-midi libre mardi.

Une coupure bienvenue pour un groupe réuni tardivement et qui avait jusque-là peu eu l’occasion de souffler.

« On a eu des plages de récupération plus longues », apprécie Marième Badiane. « Pour se poser, travailler sur nous, regarder les matches. On doit quand même garder le rythme donc on s’entraîne dur. Mais ça nous laisse plus de temps pour décompresser et se concentrer sur notre prochain adversaire. »

Même constat chez Migna Touré, qui refuse néanmoins d’y voir une garantie.

« Je dirais que c’est un avantage en termes de récupération, on en aura beaucoup plus », explique-t-elle. « Mais en vrai, ça ne veut rien dire parce que le quart de finale, c’est le match le plus important d’une compétition. […] Il ne faut pas penser que ça va être donné, que ça va être facile. »

« Je m’attends à un combat »

Car la Chine représente un défi très différent de ceux rencontrés jusqu’ici par les Bleues. Les vice-championnes du monde 2022 disposent notamment d’un secteur intérieur particulièrement imposant, emmené par Han Xu, excellente contre Porto Rico avec 21 points et 11 rebonds.

« Je m’attends à un combat », prévient Marième Badiane. « Le quart de finale, c’est un peu le match le plus redouté pour toutes les équipes. Tout le monde est prêt à son meilleur niveau à ce moment-là. On a eu la chance de jouer des matches un petit peu atypiques au premier tour, avec des oppositions différentes, et je pense qu’on va engranger cette force pour la suite. On est prêtes à aller au combat. »

Et en matière de profil atypique, difficile de faire mieux que Zhang Ziyu et ses 2,23 mètres. Un défi de taille, au sens propre comme au figuré, pour Marième Badiane, titulaire au poste de pivot depuis le début du tournoi.

« C’est un profil atypique. On savait qu’on avait une chance de la rencontrer, donc on va pouvoir s’adapter. Et puis ce type de joueuse a des faiblesses sur lesquelles on va essayer de s’appuyer. »

Des faiblesses notamment liées à sa mobilité et à sa capacité à tenir une forte intensité. Deux secteurs que les Françaises tenteront d’exploiter ce jeudi (14h30) pour décrocher leur billet pour les demi-finales.

À Berlin

WhatsAppSuivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Google ActualitésSuivez nous également sur Google Actualités

Rédacteur de contenu Nicolas Bulach
Tags →
Le fil info en direct
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |