La véritable saison rookie de Noa Essengue n’a pas encore commencé qu’il se retrouve déjà sous pression à Chicago. Choisi en 12e position de la Draft 2025, le Français avait vu sa première saison s’arrêter très rapidement, après seulement deux apparitions et six minutes en NBA, en raison d’une opération à l’épaule gauche.
Revenu cet été pour disputer la Summer League de Las Vegas, l’ancien joueur d’Ulm n’aurait toutefois pas vraiment rassuré le nouveau pouvoir en place.
D’ailleurs, selon le Chicago Sun-Times, Noa Essengue a ainsi déjà été repris en interne concernant son manque de puissance physique, mais également son attitude et sa tendance à laisser transparaître ses émotions sur le terrain.
Tiago Splitter veut davantage d’agressivité
C’est déjà ce qu’avait laissé entendre Tiago Splitter. Le nouveau coach des Bulls avait justement choisi de diriger lui-même les premiers matchs de Summer League pour commencer à imposer ses principes.
Et après avoir titularisé Noa Essengue pour la première rencontre, le Brésilien avait rapidement réduit son rôle.
« Il doit peut-être mettre un peu plus de force dans tout ce qu’il fait », avait alors expliqué Tiago Splitter, sans vouloir utiliser l’opération à l’épaule comme excuse. « On va continuer à le pousser. »
À seulement 19 ans, il est évidemment beaucoup trop tôt pour tirer un trait sur un joueur dont le potentiel avait séduit Chicago. Lors de son arrivée, les Bulls évoquaient ainsi un possible « two-way player » capable de peser sur le jeu des deux côtés du terrain. Le club était toutefois conscient que c’était une vision à long terme.
Un training camp déjà important
Sauf que la situation dans l’Illinois a profondément changé depuis sa Draft. Arturas Karnisovas n’est ainsi plus aux commandes sportives de la franchise et le nouveau vice-président des opérations basket, Bryson Graham, n’a donc aucun lien particulier avec le choix effectué par l’ancienne direction.
D’après le Sun-Times, cela signifie que le Français bénéficiera de moins de patience si ses progrès tardent à se matérialiser. Le quotidien de Chicago va même jusqu’à évoquer la possibilité que son nom soit proposé dans un échange au cours de la saison si le message ne passe pas…
Une perspective encore très hypothétique pour un joueur sous contrat jusqu’en 2029, les Bulls possédant des « team options » sur ses deux dernières années. Mais à moins d’un mois du training camp, le ton est en tout cas donné : le Français va devoir jouer avec beaucoup plus de mordant s’il veut vraiment lancer sa carrière dans la Grande Ligue.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur