Un joueur NBA peut généralement être transféré sans avoir son mot à dire. Dès lors qu’il est éligible à un échange, sa franchise a ainsi le droit de l’envoyer où elle le souhaite sans avoir besoin de son accord. Pour neuf joueurs, la situation sera toutefois différente durant la saison 2026/27.
Tous pourront refuser un transfert, même s’ils ne disposent pas forcément d’une véritable « no-trade clause ». La convention collective prévoit en effet plusieurs mécanismes capables d’accorder ce pouvoir à un joueur.
Damian Lillard, seul détenteur d’une véritable clause
Le cas de Damian Lillard est le plus simple. Lors de son retour chez les Blazers, le meneur a négocié une véritable clause de non-transfert. Portland ne peut donc l’échanger sans son autorisation.
Pour être éligible à une telle clause, un joueur doit compter au moins huit saisons d’expérience en NBA, dont quatre avec sa franchise actuelle. Il doit également signer un nouveau contrat en tant que « free agent », puisqu’une clause de non-transfert ne peut pas être intégrée à une prolongation.
Ces conditions expliquent la rareté du dispositif. LeBron James aurait par exemple pu en bénéficier s’il avait signé à Cleveland ou Miami, mais pas à Philadelphie puisqu’il n’avait jamais évolué chez les Sixers.
Deux autres joueurs possèdent un droit de veto après avoir signé une « offer sheet » avec une autre franchise : Moussa Cissé et Spencer Jones.
Les Knicks avaient tenté de récupérer Moussa Cissé, avant que Dallas ne s’aligne sur leur proposition. De son côté, Spencer Jones avait accepté une offre de deux ans du Thunder, mais les Nuggets avaient finalement décidé de conserver leur ailier en proposant les mêmes conditions.
Lorsqu’une franchise s’aligne sur une « offer sheet », le joueur concerné peut refuser tout transfert pendant une année complète. Il ne peut aussi pas être envoyé pendant cette période dans l’équipe dont provenait l’offre initiale.
Six protections liées à des contrats de courte durée
Six vétérans complètent cette liste : Thomas Bryant chez les Cavaliers, Simone Fontecchio au Heat, Javonte Green chez les Pistons, Al Horford aux Warriors, Jonathan Isaac au Magic et Kenrich Williams au Thunder.
Tous ont prolongé avec leur franchise précédente pour une saison, ou pour deux ans avec une option sur la seconde. Ce type de contrat accorde automatiquement au joueur une protection contre un transfert, à moins qu’il accepte d’y renoncer au moment de la signature.
Thomas Bryant a ainsi rempilé pour un an à Cleveland, comme Simone Fontecchio à Miami. Après avoir été coupé pour permettre au Magic de réaliser des économies, Jonathan Isaac est également revenu en Floride avec un contrat d’une saison.
Javonte Green a signé pour une année supplémentaire à Detroit, tandis que Kenrich Williams a accepté cinq millions de dollars pour rester au Thunder. Enfin, Al Horford avait décliné sa « player option » avant de signer un nouveau contrat avec Golden State.
Cette protection vise notamment à préserver les « Bird Rights » des joueurs. S’ils acceptent un transfert, leur nouvelle équipe ne disposera que de leurs droits « Non-Bird » à la fin de la saison, limitant les possibilités de les prolonger avec une importante augmentation.
Le pouvoir de veto ne disparaît d’ailleurs pas avec un premier transfert : le joueur le conserve dans sa nouvelle franchise et doit encore donner son accord pour être échangé une seconde fois durant la même saison.
D’autres joueurs, parmi lesquels Draymond Green, Jordan Clarkson, Tyus Jones ou Harrison Barnes, auraient pu profiter de cette protection. Ils ont toutefois accepté d’y renoncer.
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