Free agency 2026 | Le Top 10 des arrières

NBA – Après les meneurs de jeu, place aux arrières disponibles sur le marché. Sans Austin Reaves, Norman Powell fait figure de valeur la plus sûre, devant plusieurs profils très différents.

Le Top 10 des arrières à la free agency 2026Le « mercato » NBA a déjà débuté avec plusieurs signatures marquantes et des échanges aux alentours de la Draft, comme ceux de Giannis Antetokounmpo et LaMelo Ball. Résultat, la « free agency » en elle-même a perdu de son intérêt, même s’il y a beaucoup de bons joueurs sans contrat, ou susceptibles d’être « free agent » via des options.

Cette année, la période des transferts démarrera dans la nuit du mardi 30 juin au mercredi 1er juillet, à 00h00 en France (18 heures à New York). Comme toujours, les signatures deviendront officielles une fois la période du moratoire levée, une semaine plus tard, soit le 6 juillet.

Après le Top 10 des meilleurs meneurs de jeu disponibles sur le marché cet été, voici le Top 10 des arrières. Là encore, il n’y a pas de stars alors que le plus gros poisson, Austin Reaves, a finalement rempilé aux Lakers.

1 – Norman Powell (33 ans – non protégé – Miami Heat)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 21.7 points, 3.5 rebonds, 2.5 passes et 1.2 interception.
Stats 2025/26 (playoffs) : N’a pas participé aux playoffs.

C’est le meilleur arrière disponible sur le marché, et sans doute l’un des rares joueurs de cette cuvée capable de changer réellement l’équilibre offensif d’une équipe ambitieuse. Norman Powell sort d’une saison très solide à Miami, avec un volume de scoreur titulaire et une efficacité toujours précieuse sans le ballon.

Son profil est clair : il peut sanctionner à 3-points, attaquer les défenses, provoquer des fautes et porter un groupe composé principalement de remplaçants lorsque les stars se reposent.

La question sera surtout financière. Après l’arrivée de Giannis Antetokounmpo, Miami doit composer avec une masse salariale lourde, et Norman Powell pourrait devoir trouver ailleurs un contrat plus intéressant.

2 – Bennedict Mathurin (24 ans – protégé – LA Clippers)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 13.4 points, 3.6 rebonds et 3.3 passes.
Stats 2025/26 (playoffs) : 6.7 points, 2.7 rebonds et 2.3 passes.

Sur le talent pur, Bennedict Mathurin pourrait même être placé en première position. À 24 ans, l’ancien Pacer possède encore une vraie marge de progression, notamment comme créateur secondaire et pour attaquer le cercle. Son passage aux Clippers a confirmé ses qualités de scoreur, capable de mettre de la pression sur la défense et d’aller chercher des points sans avoir besoin d’un système totalement construit pour lui.

Le problème, c’est son statut. Les Clippers peuvent le conserver en s’alignant sur les offres extérieures, et ils ont tout intérêt à ne pas perdre un joueur aussi jeune sans contrepartie. Cela limite forcément les chances de le voir changer d’équipe, sauf offre très agressive ou scénario de sign-and-trade.

Son tir extérieur reste irrégulier, sa sélection de tirs doit encore progresser et son impact défensif n’est pas toujours constant. Mais dans une cuvée assez pauvre chez les arrières, Bennedict Mathurin reste l’un des rares profils capables de devenir plus qu’un simple joueur de complément.

3 – Quentin Grimes (26 ans – non protégé – Philadelphia Sixers)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 13.4 points, 3.6 rebonds et 3.3 passes.
Stats 2025/26 (playoffs) : 6.7 points, 2.7 rebonds et 2.3 passes.

En acceptant sa « qualifying offer » l’été dernier, Quentin Grimes a repoussé sa vraie free agency à 2026, avec l’espoir de décrocher enfin le contrat longue durée qu’il visait déjà à Philadelphie.

Son profil est moins spectaculaire que celui de Bennedict Mathurin, mais il est plus facile à intégrer. Défenseur sérieux, shooteur fiable et capable d’attaquer ponctuellement en sortie de dribble, il peut rendre service dans beaucoup de contextes. Les Sixers connaissent sa valeur, mais leur situation financière complique les choses.

Sa campagne de playoffs a laissé une impression mitigée, avec un rôle offensif parfois réduit. Mais sur le marché, les « 3&D » encore jeunes conservent toujours une belle cote, surtout lorsqu’ils ont déjà montré qu’ils pouvaient tenir dans une rotation ambitieuse.

4 – De’Anthony Melton (28 ans – player option – Golden State Warriors)

Stats 2025/26 (saison régulière aux Bulls) : 12.3 points, 3.2 rebonds, 2.6 passes et 1.6 interception.
Stats 2025/26 (playoffs) : N’a pas participé aux playoffs.

Tout dépendra évidemment de sa décision contractuelle, mais De’Anthony Melton a de bonnes raisons de tester le marché. Après une grave blessure au genou, il a retrouvé une vraie place à Golden State, avec son mélange habituel de défense, d’activité, de rebond pour un arrière et de création secondaire.

Lorsqu’il est en bonne santé, son profil est très précieux : il peut défendre sur plusieurs types de joueurs, relancer le jeu après interception, jouer sans ballon et assurer quelques possessions de création. Son tir reste parfois fluctuant, mais il apporte assez de choses ailleurs pour compenser. Le risque, c’est l’historique physique. Les équipes intéressées devront mesurer ce qu’il reste de son explosivité et de sa capacité à enchaîner les matchs.

5 – Keon Ellis (26 ans – non protégé – Cleveland Cavaliers)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 6.7 points, 1.9 rebond et 1.0 passe.
Stats 2025/26 (playoffs) : Très peu utilisé.

Keon Ellis est le nom le moins clinquant du haut de cette liste, mais il pourrait être l’un des plus courtisés par les équipes qui cherchent un arrière de complément à prix raisonnable. Son intérêt ne se mesure pas seulement à ses statistiques : il défend, accepte un rôle limité, peut sanctionner de loin et n’a pas besoin du ballon pour exister.

Son passage à Cleveland n’a pas totalement décollé, notamment parce que les Cavaliers disposaient déjà d’une hiérarchie très dense sur les postes extérieurs. Mais son profil reste recherché dans la NBA actuelle, surtout pour des formations qui veulent renforcer leur banc sans ajouter un joueur trop gourmand en possessions.

Il n’est pas un créateur et ne transformera pas une attaque. Mais il peut stabiliser une rotation et apporter de la pression défensive sur les lignes arrières adverses. Dans cette cuvée, cela suffit à le placer assez haut.

6 – Luke Kennard (30 ans – non protégé – LA Lakers)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 8.4 points, 2.3 rebonds et 2.2 passes.
Stats 2025/26 (playoffs) : 11.5 points, 3.5 rebonds et 2.3 passes.

7 – Tim Hardaway Jr. (34 ans – non protégé – Denver Nuggets)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 13.5 points, 2.6 rebonds et 1.4 passe.
Stats 2025/26 (playoffs) : 10.8 points, 3.3 rebonds et 0.8 passe.

8 – Bogdan Bogdanovic (33 ans – team option – LA Clippers)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 7.4 points, 2.6 rebonds et 2.2 passes.
Stats 2025/26 (playoffs) : N’a pas participé aux playoffs.

9 – Gary Trent Jr. (27 ans – non protégé – Milwaukee Bucks)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 8.1 points, 1.0 rebond et 1.2 passe.
Stats 2025/26 (playoffs) : N’a pas participé aux playoffs.

10 – Landry Shamet (29 ans – non protégé – New York Knicks)

Stats 2025/26 (saison régulière) : 9.3 points, 1.8 rebond et 1.4 passe.
Stats 2025/26 (playoffs) : 6.0 points, 1.1 rebond et 0.7 passe.

Mentions : Matisse Thybulle (Blazers), Cam Thomas (Bucks), Jordan Clarkson (Knicks), Ochai Agbaji (Nets, protégé), Jamir Watkins (Wizards, team option), Jordan Miller (Clippers, team option), Kobe Sanders (Clippers, team option), A.J. Lawson (Raptors), Quenton Jackson (Pacers), Pat Connaughton (Hornets)…

LEXIQUE

Player option : possibilité pour un joueur d’activer (ou non) la dernière année de son contrat, afin de terminer son bail ou de devenir « free agent » avec un an d’avance.

Team option : possibilité pour une équipe d’activer (ou non) la dernière année de contrat de l’un de ses joueurs, afin qu’il termine son bail ou qu’il devienne « free agent » avec un an d’avance.

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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