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Karl-Anthony Towns, un hommage fort à ses parents et aux Wolves

NBA – Dans ses réactions d’après-titre, l’intérieur des Knicks a rappelé l’influence de son père dans son parcours, la mémoire de sa mère, mais également les échecs passés dans le Minnesota qui l’ont forgé.

Karl-Anthony TownsÀ peine installé en tribune de presse, Karl-Anthony Towns est rejoint par les deux trublions Ariel Hukporti et Mohamed Diawara. Ses deux « rookies » (ce qu’ils ne sont plus) comme le dit l’intérieur des Knicks. Leur présence permet à « KAT » de mettre en perspective l’obtention de ce titre.

L’intérieur se souvient de sa naïveté de l’époque, quand il avait été drafté par les Wolves, en première position en 2015, pensant pouvoir se mêler à la course à la récompense suprême dès ses premiers pas dans le championnat majeur.

« Je me mentais à moi-même ; il m’a fallu 11 ans pour y arriver. Après avoir réussi au lycée et à l’université, je pensais en gagner un dès ma première ou ma deuxième année. On ne sait jamais à quel point c’est difficile d’atteindre les Finales NBA », situe-t-il.

Ne serait-ce qu’atteindre les playoffs était déjà un challenge pour sa formation et lui lors de ses premières saisons. Il lui a d’ailleurs fallu attendre trois ans avant de connaître sa première campagne. Puis un nouveau cycle de plusieurs années de galère avant de connaître une deuxième élimination au premier tour, en 2022.

Anthony Edwards remercié

L’année 2024 marquera un point d’orgue pour le partenaire de raquette de Rudy Gobert, dont l’association avait tant de fois été questionnée, avec une finale de conférence Ouest. Ce revers face aux Mavs aux portes des grandes finales précédera son transfert vers New York contre Julius Randle et Donte DiVincenzo. Son expérience de l’échec avec les Wolves ?

« Ça vous construit en tant qu’homme. Les choses que je pensais vouloir et le moment où je voulais qu’elles se produisent, ce n’était pas mon destin. […] J’ai gardé la tête basse. J’ai continué à travailler. Je me suis toujours relevé quand les gens me poussaient par terre, me traînaient dans la boue et me disaient que je n’étais pas assez bon. J’ai continué à croire en moi, en mon travail, ma vie, mon entourage », énumère-t-il.

Towns réserve un remerciement particulier à Anthony Edwards, avec qui il reste en contact permanent, et à l’ensemble de ses coéquipiers passés : « Ces gars-là m’ont rendu meilleur, ils ont fait de moi un meilleur leader, un meilleur joueur, et ils ont fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Je leur en serai éternellement reconnaissant. »

En élargissant un peu plus son rétroviseur, l’intérieur des Knicks ne manque pas non plus d’évoquer, comme il l’a fait ces dernières semaines, l’importance de son père, Karl Senior, dans son développement. L’homme qui lui a appris le basket et qui était prêt à ne pas compter ses heures en tant qu’entraîneur de lycée pour offrir à Towns la chance d’avoir sa propre salle de sport. « Pas un terrain extérieur ou un sol en béton, mais un vrai parquet pour travailler mon jeu et en arriver là. »

Ses parents ont cru en sa vision de lui

« J’avais aussi un père qui croyait en moi et en ma vision. Quand tout le monde me disait de jouer davantage dos au panier, de ne jamais tirer à 3-points, de ne jamais travailler cette facette de mon jeu et de ne pas développer des compétences de meneur, quand j’ai dit à mon père quelle était ma vision en tant que joueur, il a cru en moi. Il a été prêt à mettre de côté les conseils de beaucoup de gens pourtant très haut placés dans le monde de l’entraînement », poursuit le natif du New Jersey.

Une vision largement récompensée aujourd’hui pour le joueur de 30 ans, devenu l’un des meilleurs intérieurs shooteurs du monde (39.7% à 3-points en carrière). Et une vision également partagée par sa mère, emportée par le Covid en 2020, qui a fait confiance au talent de son fils et en ce processus, en étant persuadée que « toutes ces nuits à rentrer du gymnase à 22 h 30 en valaient la peine ».

« Sa présence a toujours été palpable dans ma vie », redit Karl-Anthony Towns en opérant un glissement très intime où les figures de sa mère Jacqueline Cruz-Towns et de sa fiancée Jordyn Woods, alors une simple amie mais un soutien de poids lors du décès, finissent presque par s’entrelacer.

« Cela compte énormément que, d’une certaine façon et sans vouloir paraître bizarre, Jackie Junior ait pu être là pour célébrer ce moment avec moi. Oui, c’est incroyable. C’est un sentiment qui rend vraiment humble quand on sait qu’on a suivi le bon chemin. Je suis resté fidèle. Chaque décision que je devais prendre, je l’ai bien prise. Ça fait du bien de vivre ce moment », termine-t-il.

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Rédacteur de contenu Samuel Hauraix
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