Avec leur mental d’acier, les Knicks ont déjà renversé des montagnes depuis deux saisons en playoffs. Là, c’était l’Everest qui se dressait devant eux.
Face à une équipe de San Antonio parfaite dans le jeu et à 3-points, les joueurs de New York ont coulé tout doucement en première période. Puis, dans le troisième quart-temps, les Spurs ont pris 29 points d’avance (81-52).
Une avance qui devait permettre aux Texans d’égaliser dans cette série puisque, dans l’histoire des Finals, aucune équipe n’était revenue de telles profondeurs. Les Celtics, en 2008, dans le Game 4 à Los Angeles face aux Lakers, avaient remonté 24 points. C’était alors le record.
« On en a parlé toute l’année : il faut affronter l’adversité. On devait s’y frotter pour savoir si on était assez connecté pour des moments comme celui-ci. Les gars ont montré leur résilience, leur connectivité pour des instants comme ça », répond Mike Brown, qui avait déjà utilisé les mêmes mots après la victoire dans le Game 2.
Savoir provoquer la chance
Comment se relancer quand on est mené de 27 unités à la pause et qu’on accuse ensuite presque 30 points de retard dans la deuxième période ? Quels furent les mots du coach dans le vestiaire à la pause ?
« On savait qu’il restait beaucoup de temps. Mes coaches ne voulaient pas montrer d’images aux gars. J’ai dit aux joueurs qu’on devait mieux jouer, plus vite », raconte le technicien des Knicks. « Non seulement au basket et dans le sport, mais dans la vie aussi, il faut également avoir un peu de chance. Mais il faut aussi la provoquer. C’était le message principal. Il reste du temps et faisons ce qu’on fait pour aller chercher la chance. Revenons à 15 ou 17 points pour le début du quatrième quart-temps et si c’est le cas, alors on se donne une chance. »
Même discours du côté de Karl-Anthony Towns. L’envie de montrer un autre visage et un peu d’orgueil ont présidé au retour des Knicks. Les mauvais choix des Spurs, entre attaques précipitées et ballons perdus, ont fait le reste.
« En arrivant à la pause, on savait qu’on avait déçu, vu notre performance et le score. On s’est parlé. Peu importe le résultat final, on ne pouvait pas ne pas être à notre niveau, être nous-mêmes », indique l’intérieur. « De mon côté, j’ai fait parler notre expérience. On était dans cette situation, deux fois de suite, l’an dernier contre Boston et on a trouvé une manière de l’emporter. Ce match nous dit qu’on ne peut pas laisser tomber et qu’on peut s’offrir une opportunité si on élève notre niveau. C’est tout ce qu’on pouvait espérer après une telle première période : avoir une petite chance. Parfois on a de la chance, parfois on la provoque. Là, on a été la chercher. »
« Le match dure 48 minutes, on joue jusqu’à la fin »
En grand habitué des comebacks, OG Anunoby et ses coéquipiers savaient que renverser la vapeur était encore possible. « On sait que c’est un sport de dynamiques. On est un groupe résilient, qui en a vu d’autres. On a déjà fait des comebacks. On laisse passer l’orage, pas la peine de s’énerver, de se frustrer. On revient à 18, 12, 6 points. Le match dure 48 minutes, on joue jusqu’à la fin », confirme le héros de la soirée, entré dans la légende.
Les Knicks ont donc réalisé le plus important comeback de l’histoire des Finals, quelques semaines après un retour déjà historique en playoffs contre Cleveland.
Cela sonne presque comme une évidence tant cette équipe a des ressources mentales phénoménales. Le tout au Madison Square Garden, prêt à croire à l’impossible dès que le doute a commencé à changer de camp.
« La salle est déjà électrique mais dans un run comme ça… L’énergie est dure à décrire. L’énergie et le public ont eu un grand rôle dans ce comeback. C’était dingue », constate Mike Brown, tandis que Jalen Brunson se montre plus prudent et estime que, même après une telle victoire, « il n’y a rien à fêter. Ce n’est pas terminé, loin de là ».
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