Pour accrocher leur 12e victoire de suite en playoffs, à San Antonio, les Knicks avaient remonté un déficit de 14 points en seconde période. Cette fois, dans ce Game 2, ce sont eux qui avaient le contrôle, avant de le perdre pendant quelques instants, le temps d’un retour de Victor Wembanyama et ses coéquipiers. Mais les joueurs de Mike Brown n’ont pas cédé sous le poids de ce comeback ni du bruit de la salle. Ils ont tenu avant de l’emporter dans les dernières secondes.
Cette 13e victoire de suite (deuxième meilleure série de l’histoire des playoffs) démontre encore une fois ce que l’on savait déjà : ce groupe a un mental à toute épreuve, visiblement impossible à briser dans ce printemps.
« On aurait pu s’écrouler à plusieurs reprises mais les gars ont continué de se battre », a longuement commenté Mike Brown. « J’ai dit aux joueurs qu’on travaille sur la connectivité durant la saison pour des moments comme celui-ci. Peu importe le run en face, peu importe le moment du match, les gars continuent de se soutenir, non seulement ceux sur le terrain mais aussi ceux sur le banc. Ils l’ont fait pendant ce run des Spurs. Cette connectivité travaillée et installée depuis le début de saison porte ses fruits pour notre groupe. »
Jalen Brunson a indiqué que lui et ses coéquipiers étaient particulièrement performants pour « rester calme dans ces situations » de haute tension. Pour le coach des Knicks, c’est tout sauf un hasard.
« La saison régulière est faite pour ça : pour se préparer pour ces instants-là de la saison. Il y aura des hauts et des bas. Et j’espère qu’il y aura de l’adversité. Je le veux », insiste Mike Brown. « On doit voir si on est assez fort, assez connecté pour traverser ça pendant la saison régulière. Ainsi, quand on arrive à ce stade de l’année, on a déjà vécu tout ce qui peut se présenter devant nous. »
« Personne ne laisse tomber son coéquipier. On se voit comme une famille, comme des frères »
Karl-Anthony Towns va dans le même sens que son coach en parlant de la forte connectivité entre les membres de l’équipe. Sans elle, rien ne serait possible.
« Cette équipe se repose sur son groupe, sur chacun de ses membres. C’est comme ça qu’on est arrivé ici, qu’on a réussi de bonnes choses en saison régulière. On se fait confiance. C’est ce que font les grandes équipes », juge l’intérieur, très bon dans ce Game 2 à San Antonio. « Les bons moments dans ma carrière sont liées à l’unité d’une équipe, combien une équipe aime vraiment être réunie. La saison régulière en NBA, c’est long et dur. On est plus avec nos coéquipiers qu’avec nos familles et nos enfants. Si on n’aime pas cette difficulté, le travail à faire ensemble, alors on ne peut pas réussir. Notre résilience vient de là : personne ne laisse tomber son coéquipier. On se voit comme une famille, comme des frères. On veut que chacun réussisse. »
Cette émulation collective concerne aussi Mike Brown. « Les joueurs comme mon staff me poussent. Ma porte est toujours ouverte. Je me fiche de savoir d’où vient l’idée. C’est ma décision de dire oui ou non pour le groupe. Aucun de mes coaches ou de mes joueurs n’a peur de venir dans mon bureau pour me suggérer quelque chose. Pareil si j’ai une idée, ils n’ont pas peur de me dire que je peux me tromper », confirme le technicien, qui est ensuite revenu sur un épisode de la première manche pour illustrer son propos.
« La preuve dans le Game 1 quand je perdais mon énergie à crier sur les arbitres, qui faisaient de l’excellent travail. Rick Brunson m’a dit de me taire et il avait raison. Cela arrive non seulement avec Rick mais avec d’autres membres du staff ou avec les joueurs. On a cette connectivité, cette confiance. Plus important encore : aucun n’a peur de me regarder dans les yeux et me dire ce que je dois faire mieux. C’est énorme, ça. »
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