Le duel entre les deux équipes repart sur la même intensité que lors du Game 1. Les Spurs de Victor Wembanyama sont plus disciplinés en attaque et s’attachent à fixer dans la raquette pour permettre à Julian Champagnie et Devin Vassell (14 points, 9 rebonds, 5 passes) de faire trois sur trois de loin. En face, c’est Jalen Brunson qui garde les Knicks en embuscade, marquant 8 des 13 premiers points de son équipe (18-13).
Face à la grosse pression défensive de San Antonio, ce sont cinq points de Karl-Anthony Towns (21 points, 13 rebonds) qui gardent les Knicks dans le coup. Mitch Johnson opte alors pour le « Hack-a-Mitch » sur Mitchell Robinson afin de casser le rythme des New-Yorkais, et ça fonctionne. Un De’Aaron Fox (20 points) de gala mène un 11-3 qui met les Spurs à +9 à la fin du premier quart-temps (34-25).
Karl-Anthony Towns sonne le réveil de New York
L’avance de San Antonio passe la barre des dix points sur un beau mouvement collectif conclu par un tir à trois points de Stephon Castle dans le corner, mais, comme lors du Game 1, les Spurs se sabordent. Karl-Anthony Towns, encore et toujours, prend de nouveau Wemby de vitesse et trouve Mikal Bridges (20 points, 6 rebonds, 6 passes) d’un caviar dans le corner pour ramener les Knicks à -3 (42-39). Dans le dur, les Spurs bénéficient d’une faute flagrante de Josh Hart et d’une faute technique infligée à Mitchell Robinson pour souffler (47-42).
New York ne relâche pourtant pas la pression. D’un côté, l’attaque de San Antonio se précipite. De l’autre, les Knicks enchaînent les « drive and kick » face aux rotations texanes pour terminer par un nouveau tir à trois points de Bridges et prendre l’avantage (49-48).
Un retour en zone et une faute offensive des Spurs débouchent sur une passe décisive puis un tir à trois points de Karl-Anthony Towns, permettant à New York de rejoindre les vestiaires avec quatre points d’avance (56-52).
Les Spurs dos au mur
Comme un symbole, la deuxième mi-temps débute avec un rebond offensif et une claquette de Karl-Anthony Towns face à un Victor Wembanyama trop effacé. Le contraste entre les deux équipes est flagrant. Deux tirs à trois points d’O.G. Anunoby (17 points) et de Jalen Brunson sont synonymes d’uppercut, et les Spurs mettent un genou à terre (64-54) !
Un retour en zone et une faute offensive se transforment en deux tirs à trois points de Mikal Bridges et Landry Shamet (13 points), et le Frost Bank Center a la boule au ventre (72-61).
Dans les cordes, San Antonio parvient à se sortir des griffes new-yorkaises. Avec le duo Wemby-Castle et l’énergie contagieuse de Keldon Johnson, les Spurs infligent un 11-4 à leur adversaire pour éviter le K.-O. (76-72). Les hommes de Mitch Johnson paient toutefois leur grosse dépense d’énergie. Dans le sillage de Mikal Bridges, les Knicks refont l’écart malgré le duo Towns-Brunson sur le banc (84-75).
Wemby qui rit, Wemby qui pleure
Victor Wembanyama confirme son sursaut, mais quatre rebonds offensifs des Knicks permettent à Landry Shamet et Deuce McBride de porter New York à +14 avec moins de sept minutes à jouer (97-83). Les Spurs donnent alors tout ce qu’ils ont pour revenir. Dylan Harper (15 points) se jette à l’assaut du panier, Wemby domine des deux côtés du terrain et un 14-0 en quatre minutes remet les deux équipes à égalité (97-97) !
Le momentum est désormais du côté de San Antonio. Un stop défensif leur permet de partir en transition, et un panier avec faute de Victor Wembanyama donne l’avantage aux Spurs (104-102). Jalen Brunson prend alors ses responsabilités et égalise sur un nouveau tir de folie (104-104). La dernière minute est irrespirable, et trois erreurs de Wemby vont décider de la rencontre : un tir rapide à mi-distance manqué à 30 secondes de la fin, un ballon perdu, puis une faute qui envoie Brunson sur la ligne des lancers francs à 7 secondes du terme. Enfin, une dernière tentative à mi-distance pour arracher la victoire ne trouve pas la cible.
Les Knicks rentrent à New York avec une main sur le trophée Larry O’Brien et s’apprêtent à retrouver un Madison Square Garden en ébullition !
CE QU’IL FAUT RETENIR
– Une fin de match cruelle pour Victor Wembanyama. Auteur de 10 points et 2 contres en dernier quart temps pour permettre à son équipe de reprendre l’avantage après avoir compté 14 points de retard, tous les efforts de Victor Wembanyama ont été gâchés par une grosse boulette au pire moment. Après un stop défensif, il a voulu vite relancer mais a fait passe à Stephon Carter qui ne le regardait pas et ne s’y attendait pas. Cette perte de balle suivie d’une faute sur Jalen Brunson a donné l’avantage aux Knicks avec sept secondes à jouer. Cherchant à se racheter et prenant ses responsabilités, le Français a pris le dernier tir à mi-distance. Un tir qu’il a mis à de nombreuses reprises dans ces playoffs, mais il n’a cette fois pas trouvé la cible.
– Le 39-17 qui a mis les Spurs dos au mur Menés de 12 points en début de deuxième quart temps, les Knicks ont complètement inversé la tendance avec 12 minutes de très haut niveau pour passer à +10. Au milieu de tout ça, Karl-Anthony Towns a de nouveau été déterminant, disséquant la défense de San Antonio et muselant Victor Wembanyama. Malgré un Jalen Brunson maladroit, c’est Mikal Bridges qui a fait payer les Spurs. Mentalement, les hommes de Mike Brown ont pris l’ascendant avant le baroud d’honneur de San Antonio.
– Un quart temps et puis le néant pour les Spurs. San Antonio a entamé la rencontre en appliquant les grandes lignes que Mitch Johnson avait évoquées depuis le Game 1. Patients, ils ont multiplié les attaques de cercle pour se procurer des tirs faciles et marquer 18 de leurs 34 points dans la raquette. Si leur intensité défensive n’a pas baissé de niveau, leur processus offensif a disparu. Face à des Knicks avec le vent en poupe, les Spurs sont retombés dans leurs travers. Ils se sont précipités et ont perdu leur adresse. Ils ont toutefois réussi à revenir en fin de match mais toute l’énergie dépensée a fini par se payer cash.
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur