Les débats de ces derniers jours autour de matchs volontairement, ou non, sabotés dans l’optique de la Draft accentuent encore un peu plus la nécessité de faire évoluer son système. Selon Shams Charania, d’ESPN, l’un des trois plans proposés par la NBA aux franchises semble avoir davantage convaincu que les autres.
Ce scénario prévoirait que les dix plus mauvais bilans de la ligue disposent chacun de 8 % de chances d’obtenir le premier choix de la Draft. Un vote des propriétaires de la ligue doit avoir lieu le 28 mai prochain.
Cette proposition ferait passer à 18 le nombre d’équipes concernées par la « lottery » : les dix franchises absentes des phases finales, ainsi que les huit qui décrochent une place en play-in, lesquelles se partageraient les 20 % restants. Shams Charania précise toutefois qu’il faut s’attendre à des ajustements par rapport à l’idée initiale.
« Y aurait-il un moyen de séparer ces équipes, avec par exemple le Top 8, puis les 9e et 10e bilans isolés, avant un groupe allant de la 11e à la 18e place ? », a-t-il évoqué dans l’émission NBA Today. « Les franchises vont continuer à échanger des idées et à chercher une approche globale. Il y aura des conséquences imprévues, ce ne sera pas une solution parfaite. Ce que la NBA et les GM cherchent à faire, c’est décourager la course au fond du classement. »
Une perspective à double tranchant
Jusqu’ici, les trois pires bilans de la saison disposent chacun de 14 % de chances de décrocher le gros lot, puis les probabilités diminuent progressivement : 12,5 % pour le quatrième pire bilan, jusqu’à 0,7 % pour le 14e.
Lisser les probabilités pour les dix pires équipes aurait le mérite de ne plus pousser certaines franchises à accumuler les défaites au-delà du raisonnable, puisqu’il suffirait alors de manquer les playoffs ou le play-in pour bénéficier des meilleures chances possibles de remporter la « lottery ».
Ce système n’est pas sans rappeler celui mis en place en 1985 : les sept équipes non qualifiées pour les playoffs disposaient alors toutes de 14 % de chances d’obtenir le « first pick ». Il n’avait toutefois duré que deux ans, la NBA estimant à l’époque qu’un scénario dans lequel l’équipe au pire bilan pouvait se retrouver avec seulement le 7e choix de la Draft n’était pas le plus équitable. Par la suite, seuls les trois plus mauvais bilans ont conservé les probabilités les plus élevées d’hériter du premier choix.
Une « lottery » lissée avec dix équipes à égalité va en effet à l’encontre de l’esprit initial de la Draft, qui cherche à renforcer les plus mauvaises équipes, et pas forcément les équipes du ventre mou.
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