Pas encore de véritable « Cinderella story », ces Petits Poucets capables de renverser l’ordre établi et de faire exploser les brackets. Mais, cette fois, contrairement à 2025, le Final Four masculin a tout de même réservé son lot de secousses. Le grand favori Duke est tombé, et après un dernier carré composé exclusivement de têtes de série n°1 la saison passée, le cru 2026 offrira forcément un champion au parcours moins attendu.
Arizona, Michigan, UConn et Illinois ont décroché leur billet pour Indianapolis, l’un des hauts lieux du basket universitaire. Le Lucas Oil Stadium, antre habituelle des Colts en NFL, s’apprête à vibrer pour le grand rendez-vous du basket NCAA. Florida, champion en titre, ayant été éliminé avant le dernier carré, un nouveau champion sera sacré lundi soir. Et sur le papier, une finale avant l’heure semble déjà se dessiner. En NCAA, pourtant, les certitudes ne tiennent jamais bien longtemps. Voici ce qu’il faut savoir avant les demi-finales.
UConn (#2) – Illinois (#3)
Pas de Duke, pas de Florida : cette première demi-finale oppose surtout deux tombeurs de favoris. UConn a frappé fort en sortant les Blue Devils au terme d’un Elite Eight fou, conclu par un tir au buzzer de Braylon Mullins. Reste à savoir si les Huskies surferont sur cet exploit ou s’ils retomberont brutalement après l’émotion.
L’équipe de Dan Hurley n’est sans doute pas la plus talentueuse du plateau, mais elle est peut-être la plus résiliente.
Battue lourdement en finale du tournoi de la Big East et pas rassurante au premier tour, elle a pourtant fait tomber Duke, que beaucoup considéraient comme la meilleure équipe du pays. Avec un Tarris Reed Jr. énorme depuis le début du tournoi, UConn possède aussi un point d’ancrage intérieur capable de peser sur n’importe qui. Plus tôt dans la saison, les Huskies avaient déjà dominé Illinois en imposant leur défense et leur maîtrise du tempo.
Illinois, de son côté, est probablement l’outsider de ce dernier carré. La fin de saison avait semé le doute, mais les Fighting Illini ont retrouvé tout ce qui faisait leur force au meilleur moment. Meilleure attaque du pays selon le site spécialisé KenPom, ils ont pourtant surtout impressionné par leur défense durant le tournoi, en verrouillant plusieurs adversaires pourtant armés offensivement. Entre la création de Keaton Wagler, la taille des jumeaux Ivisic et le talent d’Andrej Stojakovic, Illinois possède suffisamment d’armes pour inquiéter n’importe quel adversaire.
Le duel : Silas Demary Jr. – Keaton Wagler
L’opposition entre Silas Demary Jr. et Keaton Wagler résume bien cette affiche. D’un côté, Demary Jr, meneur athlétique, capable de peser sur le match au scoring comme à la création. De l’autre, Wagler, révélation offensive d’Illinois, devenu au fil des mois un véritable patron et un candidat crédible à la lottery de la Draft. Si le meneur des Illini parvient à imposer son rythme, Illinois aura une vraie fenêtre. Mais UConn comptera sur Demary Jr. pour le freiner, malgré une cheville fragile depuis le début du tournoi.
Parcours
UConn
1er tour : 82-71 contre Furman (#15)
2e tour : 73-57 contre UCLA (#7)
Sweet 16 : 67-63 contre Michigan State (#3)
Elite Eight : 73-72 contre Duke (#1)
Illinois
1er tour : 105-70 contre Penn (#14)
2e tour : 76-55 contre VCU (#11)
Sweet 16 : 65-55 contre Houston (#2)
Elite Eight : 71-59 contre Iowa (#9)
Le chiffre : 6 sur 7
UConn entretient une relation unique avec le Final Four. En sept apparitions dans le dernier carré, les Huskies ont converti six qualifications en titre national. Dan Hurley peut désormais viser un troisième sacre en quatre ans car une fois la première semaine du tournoi passée, Connecticut semble toujours changer de dimension.
À suivre dans la nuit de samedi à dimanche : 00h09 sur beIN Sports 2 et Disney+
Arizona (#1) – Michigan (#1)
Numéro un contre numéro un : sur le papier, c’est le choc de ces demi-finales. À l’exception de Duke, Arizona et Michigan ont été les équipes les plus constantes cette saison. Les voir au Final Four n’a donc rien d’une surprise. Et leur parcours jusque-là, autoritaire et sans véritable frayeur, confirme qu’elles ont été bâties pour aller très loin.
Arizona retrouve le Final Four pour la première fois depuis 2001. Les Wildcats s’appuient sur une profondeur rare et sur un principe simple : attaquer encore et encore le cercle, mettre une pression constante sur la défense adverse, et faire plier l’adversaire physiquement. Tommy Lloyd dispose d’une rotation dense, équilibrée, dans laquelle plusieurs joueurs peuvent finir meilleurs marqueurs d’un soir à l’autre. Arizona excelle près du panier, provoque énormément de fautes et vit aussi de son activité au rebond offensif.
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Michigan, lui, présente un tout autre visage, mais tout aussi redoutable. Les Wolverines possèdent l’une des meilleures protections de cercle du pays, beaucoup de taille sur le frontcourt et une vraie capacité à contrôler la peinture. Leur reconstruction express sous Dusty May force le respect : arrivé en 2024 après une saison cauchemardesque à 8-24, le coach a rapidement remis Michigan parmi l’élite, notamment grâce à un recrutement agressif sur le marché du NIL et du portail des transferts.
La clé pourrait être simple : l’équipe qui parviendra le mieux à étirer la défense adverse sans perdre la bataille du rebond intérieur prendra une option majeure sur la finale. Pour Michigan, ce serait un retour en finale nationale pour la première fois depuis 2018.
Le duel : Koa Peat – Morez Johnson Jr.
Si cette demi-finale se transforme en combat de tranchées dans la raquette, Koa Peat et Morez Johnson Jr. seront au centre de tout. Peat fait partie des meilleurs freshmen du pays et son profil de poste 4 puissant, mobile et capable de créer balle en main le rend très difficile à contenir. Johnson Jr, lui, n’a pas le même bagage technique, mais son activité permanente, sa science du rebond et son efficacité près du cercle sont capitales dans l’équilibre de Michigan. Deux joueurs d’impact, deux joueurs de dureté, et sans doute l’un des matchups les plus décisifs de la soirée.
Parcours
Arizona
1er tour : 92-58 contre Long Island (#16)
2e tour : 78-66 contre Utah State (#9)
Sweet 16 : 109-88 contre Arkansas (#4)
Elite Eight : 79-64 contre Purdue (#2)
Michigan
1er tour : 101-80 contre Howard (#16)
2e tour : 95-72 contre Saint Louis (#9)
Sweet 16 : 90-77 contre Alabama (#4)
Elite Eight : 95-62 contre Tennessee (#6)
Le chiffre : 2
Deux, comme leur place tout en haut de la hiérarchie défensive de KenPom, avec Michigan juste devant Arizona. Mais il serait trompeur d’en déduire un duel fermé : les deux équipes figurent aussi dans le Top 5 offensif. Michigan, notamment, enchaîne les cartons offensifs depuis le début du tournoi. Autrement dit : l’affiche la plus défensive de ce Final Four pourrait aussi être la plus spectaculaire.
À suivre dans la nuit de samedi à dimanche : 02h54 sur beIN Sports 2 et Disney+
Final Four féminin : un carré royal, mais qui peut faire tomber UConn ?
Comme chez les hommes en 2025, le Final Four féminin 2026 réunit exclusivement des têtes de série n°1. UConn, South Carolina, UCLA et Texas ont non seulement tenu leur rang, mais elles ont aussi écrasé la concurrence tout au long de la saison. La demi-finale entre South Carolina et UConn offrira d’ailleurs un énorme choc entre les championnes en titre, toujours invaincues, et l’un des programmes les plus dominants du pays.
Le premier match, à Phoenix, opposera donc South Carolina à UConn (01h00 dans la nuit de vendredi à samedi sur beIN Sports Max 5 et Disney+). Les Gamecocks tenteront de faire tomber une équipe de Connecticut encore parfaite cette saison et en quête d’un nouveau doublé.
Dawn Staley comptera sur sa défense, sa densité physique et son impact au rebond pour gêner les Huskies, parfois moins flamboyantes offensivement sur leurs deux dernières sorties. En face, UConn s’appuie toujours sur Azzi Fudd et Sarah Strong, dans un collectif capable de sanctionner la moindre erreur.
L’autre affiche (03h30 sur beIN Sports Max 5 et Disney+) opposera UCLA à Texas, dans un duel de styles tout aussi passionnant. Les Bruins possèdent l’une des attaques les plus efficaces du pays, tandis que les Longhorns avancent avec une défense étouffante et une dynamique impressionnante. Pour Texas, le défi sera immense : ralentir Lauren Betts, dominante depuis le début du tournoi par sa taille, sa présence près du cercle et son efficacité.
La finale féminine aura lieu dimanche à Phoenix, à 21h30.
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