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Vince Carter, Dirk Nowitzki, Paul Pierce et la difficile question de la retraite

NBA: Playoffs-San Antonio Spurs at Dallas Mavericks

À eux trois, ils ont inscrit 80 426 points en saison régulière, le troisième plus gros total pour un trio issu d’une même promotion de draft derrière la classe 1984 représentée par Michael Jordan, Hakeem Olajuwon et Charles Barkley (82 995 pts) et la classe 1996 incarnée par Kobe Bryant, Allen Iverson et Ray Allen (82 516 points). À eux trois, ils ont gagné deux titres NBA, 18 sélections All-NBA Teams et 31 au All-Star Game. À respectivement 40, 39 et 38 ans, Vince Carter, Paul Pierce et Dirk Nowitzki sont les derniers mohicans de la promotion draftée en 1998. Trois joueurs d’un autre siècle, toujours en compétition dans une équipe NBA.

Tous doivent se préparer à l’inexorable, la tragédie du sportif : la fin de carrière. Pour certains joueurs plus modestes de la ligue, elle peut venir malgré eux : plus personne ne les désire.

« Je n’avais jamais eu à attendre aussi longtemps (pour un appel d’une franchise). J’avais toujours eu un endroit où aller (…) Parfois, on ne se rend pas compte qu’on est à la retraite jusqu’au moment où vous comprenez que vous n’avez plus de travail. » avait confié Steve Blake l’an passé à ESPN.

Dirk Nowitzki : « C’est dingue comment ces 19 années se sont passées »

En revanche, les joueurs qui ont fait les beaux jours de la ligue décident souvent de leur sortie. Quel que soit leur rôle final, il trouve pour la plupart une franchise pour les accueillir. Cela n’empêche pas pour autant la fin de parcours de se rapprocher. Pour ESPN, Dirk Nowitzki, Vince Carter et Paul Pierce reviennent sur leur façon respective d’appréhender leurs adieux.

« J’ai toujours été le jeune, le petit prodige allemand, l’espoir talentueux. Puis, c’est comme si, tout de suite après, j’avais 30 ans. » explique Dirk Nowitzki au sujet de ses premières années. « Elles sont passées à une vitesse folle. Vous prenez du plaisir, vous vous battez pour le titre chaque année et l’été, dans ma vingtaine, ce n’est pas comme si je me contentais juste de poser mon cul. J’ai joué en équipe nationale chaque année, donc j’ai littéralement pris deux semaines de repos à chaque fois avant de revenir travailler de suite avec Holger (Geschwindner, son coach personnel). Ma vingtaine, c’est comme si elle s’était envolée en un battement de coeur. »

Une fois sa jeunesse dissipée, Dirk Nowitzki se souvient de son rapport différent dans l’équipe, en tant que vétéran. Aujourd’hui, il est désormais le plus ancien chez les Mavericks.

« Puis, vous avez la trentaine et c’est comme si vous étiez entre deux âges. » poursuit-il. « Vous êtes avec des plus jeunes mais il y a toujours quelques gars plus vieux. Enfin, les dernières années, vous êtes juste le plus vieux. C’est dingue comment ces 19 années se sont passées. Mais si vous restez actif, si vous avez toujours l’étincelle… Aujourd’hui, j’essaye toujours d’être compétitif. J’adore ça. Évidemment, ce n’est pas aussi facile qu’avant. Il y a tout ce travail supplémentaire que vous devez faire pour rester prêt. Désormais, le fait de faire avec des blessures sans précédent pour moi, cela enlève un peu de plaisir mais j’espère pouvoir rester en bonne santé et m’amuser. »

Paul Pierce : « J’apprécie cette dernière année autant que possible »

Même si son corps a menacé sa saison, Dirk Nowitzki reprend peu à peu des couleurs depuis le début de l’année civile. Si tout se déroule comme prévu pour le futur Hall of Famer, Dallas activera son option de contrat pour la saison prochaine. La NBA et ses fans pourront donc encore profiter de ses foulées de plus en plus mécaniques, au contraire de Paul Pierce, lequel a déjà annoncé disputer sa dernière campagne.

« J’apprécie chaque moment : le shootaround, les trajets en bus, en avion avec les gars. J’apprécie chaque dernier fragment de camaraderie que j’ai avec mon équipe. » assure l’ailier des Clippers. « Dans le vestiaire, sur le terrain, je m’imprègne de tout, au maximum. J’ai été proche de ce jeu pendant longtemps, cela fait beaucoup de voyages, de discours d’avant-match, d’hymnes nationaux. J’apprécie l’aventure. Je sais que c’est la dernière année, je l’apprécie autant que possible. »

Un sportif est-il un jour psychologiquement prêt pour la retraite ?

Champion NBA 2008, Paul Pierce a déjà fait le plus gros du travail. Sa retraite actée, le vétéran peut jouer libéré, sans pression. Ce n’est pas encore le cas de Vince Carter, dont l’âge et le corps sont visiblement en désaccord.

« Je suis un peu mal à l’aise, parfois. » confie l’aîné des Grizzlies. « D’autres jours, ça va. Je sais que la fin est proche et je m’y prépare mais certains jours, je suis là à me dire : ‘Je ne suis pas prêt à partir’, car j’apprécie toujours d’aller à la salle. J’aime toujours courir, jouer, rire et faire des blagues. Quand vous avez fait ça aussi longtemps, il n’y a rien de mieux qui existe. C’est tout ce que vous connaissez… Peut-être pas tout, mais c’est tout ce que j’ai fait et que j’ai apprécié faire à ce stade. »

Toujours passionné par le terrain, toujours capable d’exploits hors du commun, le néo-quadragénaire essaye d’anticiper le premier jour du reste de sa vie mais la tâche n’est pas aisée. Au contraire, cet athlète en apparence si confiant sur le terrain paraît même apeuré.

« Je suis préparé à passer à la deuxième phase mais c’est comme si vous faisiez tout ce qu’il faut pour être prêt mais en fait, vous ne l’êtes jamais, vous comprenez ? » feint-il de demander. « Je me souviens de voir tous les autres avec les Raptors, Oak (Charles Oakley), Antonio (Davis), Kevin Willis, (Hakeem) Olajuwon, dans leurs dernières années. Puis, à la retraite, ils ne savaient plus quoi faire. Alors que ces mecs s’étaient préparés (…) Pour moi, être oisif est juste affreux. Je me sentirais misérable et je commencerais à être agressif si, une fois retraité, je n’avais rien à faire. Je ne peux pas simplement rester assis. Les gens vous disent que vous allez pouvoir visiter tous les pays, etc… Je ne peux pas faire ça. Ce n’est pas qui je suis, je ne suis pas un vacancier. Je le sais, donc je vais devoir trouver quelque chose à faire. C’est pourquoi ma réflexion a commencé il y a des années pour essayer de comprendre ce qui me passionnait vraiment. »

Vince Carter : « J’adore ce jeu. Je ne veux pas le quitter. »

Une réflexion encore loin d’être achevée.

« Le coaching est toujours d’actualité. J’aime ça, mais j’ignore si je veux faire ça. C’est ce qui est de plus étrange. Je pense que ce serait logique mais pour moi, ça ne l’est toujours pas (…) Le commentaire sportif, je peux clairement m’y voir. Je me bats toujours avec ces choix. »

Heureusement pour Vince Carter, ses performances honnêtes sur le terrain pourraient lui offrir encore un peu de répit, ou plutôt de labeur. Pour le moment, l’arrière des Grizzlies ne désire que prolonger le plaisir, quitte à lutter contre le sablier.

« Je me réveille certains matins et je me dis : ‘Un an de plus ? Ou est-ce que c’est la dernière ? Ou trois ans de plus ?’ Je ne peux jamais fixer un chiffre. C’est effrayant. Ça l’est vraiment pour moi car j’adore ce jeu et je ne veux pas le quitter. Pas tout de suite. »

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