NBA 2K a encore vu les choses en grand pour assurer le sprint final de la promotion de son prochain opus. De nombreux créateurs de contenu et médias du monde entier, dont Basket USA, ont ainsi été invités à Los Angeles pour assister mardi à la présentation globale de NBA 2K27.
En direct depuis le parquet de l’Intuit Dome, les présentateurs de NBA 2KTV Alexis Morgan et Chris Manning ont passé en revue toutes les nouveautés du jeu, en compagnie notamment de Chiney Ogwumike et Tyrese Haliburton.
Et il y a encore beaucoup à dire cette année : l’apparition de « Rucker Park », l’arrivée des profils féminins dans « The City », qui renforcent encore la place accordée à la WNBA ces dernières années, un mode coopératif pour « MyCareer » ou encore la possibilité pour « MP » (« MyPlayer ») de prendre part aux différentes « Eras » : Magic vs. Bird (1984), Michael Jordan (1991), Kobe Bryant (2003), LeBron James (2010) et Stephen Curry (2016). Une grande première.
NBA 2K a ensuite permis à ses invités de tester une version quasi finalisée du jeu, avec seulement quelques modes accessibles, et bien sûr la possibilité de créer et jouer avec ses premiers « builds ». L’occasion de tirer quelques enseignements après plusieurs heures manette en main, à quelques jours de l’accès anticipé.
Gameplay : toujours plus fluide et réaliste
Le principal enseignement concerne évidemment le « gameplay », en attendant de pouvoir explorer tous les modes dans leur intégralité. Côté réalisme, le dispositif « ProPlay », qui retranscrit les mouvements des joueurs à partir d’images réelles, continue d’impressionner.
Que ce soit avec les joueurs actuels ou les anciennes gloires présentes dans les différentes « Eras », le résultat est bluffant dans la retranscription des mouvements, des finitions et des façons de se déplacer. C’est par exemple le cas de Tony Parker version 2003/04, dont on retrouve parfaitement les spécificités, ou de Magic Johnson vingt ans plus tôt.
Parmi les améliorations notables en défense, le système d’interception a été revu et se joue davantage en deux temps. La palette de contres est également plus variée et peut devenir très dissuasive, à condition de l’associer à un bon placement. Le « Dunk Meter », dont la jauge de réussite évolue en fonction de la réaction des défenseurs, est également plutôt bien pensé.
Pour le reste, notamment la défense sur l’homme ou la manière de contenir un intérieur dans la raquette, il faudra encore un peu de pratique, particulièrement face aux meilleurs joueurs du jeu.
Wemby « The Beast » !
Choisi pour figurer sur la pochette du jeu, Victor Wembanyama est forcément très attendu dans cette nouvelle édition. L’intérieur français prend désormais place aux côtés des deux autres meilleurs joueurs du jeu, également notés à 97 de note générale.
Après avoir dû s’adapter à l’ère Stephen Curry, notamment en repoussant toujours davantage les distances de tir à 3-points, NBA 2K doit aujourd’hui composer avec un nouveau défi : « Wemby ». Un joueur au profil presque « irréel », comme on n’en trouvait autrefois que dans les jeux vidéo : incroyablement grand, extrêmement mobile, défenseur ultra-dominant et capable de sanctionner de loin.
Comme l’a confié son coéquipier Stephon Castle en marge de l’événement, « Wemby » a tout du « cheat code ». Le pivot des Spurs possède tous les atouts pour être dévastateur dans le jeu : impact défensif, rebond, contre, contestation des tirs, palette offensive et efficacité près du cercle.
C’est donc assez logiquement que Victor Wembanyama apparaît encore plus complet dans cette édition 2K27. En défense, il peut aller chercher un contre ou un rebond même en partant de loin. En attaque, sa taille, sa puissance et son efficacité près du cercle font très souvent la différence.
Ses passages sur le banc se font immédiatement ressentir, même si le bon vieux Luke Kornet fait de son mieux pour compenser. Attention donc aux fautes, probablement le principal élément susceptible de le ralentir. Pour le reste, manette en main, « Wemby » est une véritable bête.
MP prend l’ère
Le nouvel outil de création « MyPlayer » est disponible depuis samedi sur smartphone via l’application NBA 2K HQ, avec de nouvelles options et combinaisons, dont le système de Synergie qui permet de booster certains Insignes au-delà de leur potentiel maximum.
Par habitude, notre premier « build » reste un ailier « all-around », capable de toucher un peu à tout : participer à l’initiation de l’attaque, prendre des rebonds, distribuer des passes décisives et bien sûr sanctionner de loin. Ni trop grand pour tenir les arrières, ni trop petit pour tenter de contenir des joueurs plus imposants, il paie surtout son manque de force et une palette offensive limitée dans le jeu intérieur. Mais construire un « build » reste une affaire de compromis.
La vraie nouveauté se situe surtout du côté des « Eras », puisque MP peut désormais traverser les différentes époques en disputant une saison complète, avec des défis permettant de débloquer de l’XP sur un match, une saison ou une carrière.
Dans l’ère LeBron (2010), il faut par exemple remporter deux fois de suite le titre de MVP des Finals ou être champion avec deux équipes différentes parmi les 13 objectifs de carrière. Sur une saison, il faut notamment prendre 20 rebonds à cinq reprises, tandis que certains défis sur un match demandent de reproduire des performances historiques, comme les 61 points inscrits face aux Bobcats ou les 37 points dans un quart-temps.
Au-delà de ces « missions », on prend surtout plaisir à revivre les différentes époques et leurs spécificités, que ce soit dans l’évolution de la retransmission télévisée, du style de jeu ou des profils des différentes superstars. Le mode devrait assurément séduire les « anciens », ravis de replonger dans les périodes qui ont nourri leurs premiers coups de cœur pour la NBA.
On retrouve ainsi « MP » aux côtés de Magic Johnson en 1984, puis au sein du Magic d’Orlando de Nick Anderson et Scott Skiles en 1991 pendant l’ère Jordan, ou encore aux Raptors de Vince Carter en 2003, dans la « Kobe Era », face aux Nets de Jason Kidd, Richard Jefferson et Kenyon Martin.
La fièvre de « Rucker Park » fait monter la température
On termine cet aperçu par une plongée à « Rucker Park », le playground mythique new-yorkais modélisé pour son arrivée dans « The City » dans NBA 2K27. Avec « The Hollows » et « Claremont Court », il accueillera notamment les tournois Street Kings et Court Crashers, disputés en 3×3.
Pouvoir évoluer sur ce playground constitue d’abord un joli bonus, mais l’expérience est une bonne surprise, notamment grâce à un public « dynamique », qui n’hésite pas à réagir et même à entrer sur le terrain en fonction de ce qui se passe pendant les matchs.
Malgré GTA VI, 2K n’a pas levé le pied
Alors qu’on pouvait craindre une édition plus minimaliste l’année où GTA VI, également distribué par Take-Two Interactive, devrait phagocyter une bonne partie de l’attention à partir de fin novembre, 2K Sports n’a finalement pas lésiné sur les nouveautés.
Le plus important reste surtout la qualité du gameplay, encore renforcée par le réalisme de « ProPlay ». Les défenses sont toujours plus réactives et peuvent réellement prendre le dessus une fois tout l’arsenal maîtrisé, tandis que les possibilités offensives gagnent encore en variété, avec notamment un jeu d’appuis plus développé et l’arrivée du « step-through up-and-under ».
La jauge de tir reste rapidement familière et l’apparition du « Dunk Meter », combinée aux qualités des meilleurs contreurs, rend les finitions près du cercle moins automatiques.
Ces premières impressions sont donc très positives, même si la version mise à disposition n’était pas encore totalement finalisée. Il faudra désormais explorer tous les modes en profondeur pour livrer un verdict définitif.
En attendant : vivement le 26 août pour ceux qui profiteront de l’accès anticipé, et le 4 septembre pour les autres !
Revoir le direct de la présentation finale de NBA 2K27 :
NBA 2K27 sera disponible le 4 septembre sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, PC via Steam et Nintendo Switch 2. Trois éditions seront proposées : une version standard à 69,99 €, une édition Deluxe à 99,99 € et une édition Ultra à 149,99 €. Ces deux dernières permettront de jouer en accès anticipé à partir du 26 août.
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