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L’enquête fédérale sur le présumé système de paris truqués impliquant Terry Rozier connaît un nouveau rebondissement. Selon des documents déposés mardi par le bureau du procureur fédéral de l’Eastern District de New York, Deniro Laster, ami d’enfance de l’arrière NBA et coaccusé dans cette affaire, est soupçonné d’avoir tenté d’intimider des témoins et de violer à plusieurs reprises les conditions de sa remise en liberté.
Selon l’accusation, Laster aurait cherché à entrer en contact avec d’autres personnes mises en cause, directement ou par l’intermédiaire de tiers, en violation de son contrôle judiciaire.
Les procureurs demandent désormais au juge de révoquer sa liberté sous caution et de le placer en détention jusqu’à son procès. Ils citent également plusieurs publications Instagram attribuées à Laster, dans lesquelles apparaissait un émoji de rat, symbole couramment utilisé pour désigner une personne considérée comme une « balance ».
Compte tenu de la réputation de Laster, présenté par l’accusation comme quelqu’un possédant une collection d’armes à feu et ayant l’habitude d’en porter une, ces publications seraient assimilables à des tentatives d’intimidation de témoins. « La révocation de sa liberté sous caution est le seul moyen de garantir le respect des décisions du tribunal et de protéger les témoins », écrivent les procureurs.
Si Terry Rozier est la personnalité la plus connue du dossier, les enquêteurs estiment que Deniro Laster occupait une place centrale dans le système. Selon l’accusation, lorsque Rozier lui aurait indiqué qu’il comptait quitter prématurément un match entre Charlotte et La Nouvelle-Orléans en mars 2023, Laster aurait revendu cette information à plusieurs parieurs afin qu’ils placent des paris frauduleux sur les performances du joueur. En échange, Rozier et Laster se seraient partagé environ 70 000 dollars.
Les avocats de Terry Rozier continuent toutefois de contester cette version. Ils s’appuient notamment sur un échange de SMS dans lequel Laster écrivait : « Don’t tell Chum bout the bet » (« Ne parle pas du pari à Chum »), « Chum » étant le surnom de Rozier. Pour la défense, ce message tend à démontrer que le joueur ignorait l’existence du système de paris.
Les procureurs ont immédiatement répliqué en affirmant disposer d’éléments montrant que cette conversation n’avait aucun lien avec les paris sportifs.
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