Avant Victor Wembanyama, avant Jalen Brunson, avant le retour récent des Knicks et des Spurs au sommet de la NBA, il y avait déjà eu un face-à-face entre New York et San Antonio en Finals. Mais le 23 juin 1999, au Madison Square Garden, Tim Duncan avait calmé la folie new-yorkaise…
Les Knicks étaient pourtant encore portés par leur parcours improbable. Huitièmes à l’Est, privés de Patrick Ewing, ils avaient renversé Miami, balayé Atlanta, fait tomber Indiana puis relancé ces Finals en remportant le Game 3. Pour New York, l’espoir était revenu. Mais San Antonio avait compris le rappel à l’ordre.
Deux jours plus tard, les Spurs ont ainsi repris leur marche en avant. Sans action iconique, sans show, mais avec la méthode qui allait devenir leur signature. Tim Duncan termine avec 28 points et 18 rebonds, David Robinson ajoute 14 points et 17 rebonds, et San Antonio s’impose 96-89 pour mener 3-1 dans la série.
« Ils étaient différents, parce qu’ils étaient tellement orientés vers la défense », résumera Jeff Van Gundy. Les Knicks pouvaient mettre toute l’intensité possible, le Madison Square Garden pouvait hurler, les Spurs avaient deux tours dans la raquette et un jeune intérieur de 23 ans plus stable que beaucoup de vétérans.
« Avec David et Timmy, on savait qu’on pouvait arrêter les gens », racontera Sean Elliott. « Ils couvraient tellement d’erreurs. En tant qu’arrière, tu pouvais mettre la pression en sachant que si tu étais battu, Tim ou Dave seraient là » confirmera également Antonio Daniels.
Une lente asphyxie
Latrell Sprewell a lui tenté de maintenir New York en vie, avec 26 points, pendant qu’Allan Houston cherchait ses ouvertures. Mais sans Patrick Ewing, les Knicks n’étaient pas assez armés pour résister toute une série à Tim Duncan et David Robinson. Le Madison Square Garden poussait, mais les Spurs répondaient systématiquement par des rebonds, de la défense et des possessions longues. Rien de spectaculaire, mais une lente asphyxie.
Le symbole est cruel pour New York. Les Knicks avaient fait de ces playoffs une véritable épopée, avec le shoot d’Allan Houston à Miami, l’action à 4 points de Larry Johnson contre Indiana et une résistance magnifique malgré les blessures. Mais le 23 juin, cette aventure a touché sa limite. Deux jours plus tard, Avery Johnson inscrira le tir du titre dans les dernières secondes du Game 5. Les Spurs deviendront champions pour la première fois, et Tim Duncan sera élu MVP des Finals avec 27.4 points et 14 rebonds de moyenne.
« Dans le vestiaire, j’étais à deux secondes de craquer complètement », confiera-t-il. Avant d’ajouter que ce titre était surtout pour les anciens : « David, Sean, A.J., les gars qui ont travaillé si dur pendant tant d’années et se sont battus partout dans la ligue pour arriver là. C’est pour eux. »
Pour les Spurs, ce n’était pourtant pas seulement l’aboutissement d’une attente. C’était plutôt le début. De leur côté, les Knicks devront patienter presque trois décennies pour savourer leur revanche. Mais quelle revanche…
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur