Élu Rookie of the Year la saison dernière, et désormais candidat crédible à une place dans l’une des All-Defensive Teams, Stephon Castle confirme déjà tout le bien que les Spurs pensaient de lui. Avec une campagne pleine à 16.8 points, 7.4 passes, 5.2 rebonds et plus d’une interception de moyenne, le jeune « combo guard » s’affirme comme l’autre joyau de la reconstruction texane, aux côtés de Victor Wembanyama.
Champion NCAA avec UConn en 2024, Stephon Castle n’a jamais caché ses ambitions. Et à San Antonio, le meneur de 20 ans entend déjà remettre la franchise dans le sens de l’histoire.
Retour au premier plan
« Tout le monde le sait, ces dernières années n’ont pas été à la hauteur de ce que cette ville a connu historiquement. Mais je pense qu’on est en train de ramener la franchise sur le devant de la scène », explique-t-il à Slam. « J’aime beaucoup le groupe qu’on a construit, et ça rend cette saison encore plus fun. Tout le monde joue libéré, en confiance, on croit les uns en les autres, et ça se ressent sur le terrain. »
Solidement installés à la deuxième place de la conférence Ouest avec un superbe bilan de 62 victoires pour 19 défaites, possiblement le 3e meilleur de l’histoire du club, les Spurs ont rebondi très fort après avoir fréquenté les profondeurs du classement entre 2019 et 2025. Et dans cette spectaculaire remontée, Stephon Castle incarne parfaitement le nouveau visage de la franchise : explosif, discipliné, ambitieux… et déjà indispensable.
Le natif de Covington, en Géorgie, grandit avec son équipe, dans un vestiaire où la jeunesse sert de moteur.
« C’est génial d’avoir des gars du même âge. On traverse les mêmes étapes ensemble. Ça me rappelle presque une saison AAU. On est toujours ensemble, on voyage ensemble, on vit tout ensemble. On arrive parfois très tard dans une ville avant de rejouer dès le lendemain, mais c’est cool de partager ça avec ce groupe. »
Une arme des deux côtés du terrain
Réputé pour sa capacité à attaquer le cercle avec puissance et contrôle, Stephon Castle n’a pas seulement séduit les Spurs pour son potentiel offensif. À San Antonio, on valorise depuis toujours les joueurs capables d’avoir un impact des deux côtés du parquet. Et dans ce registre, le sophomore coche déjà beaucoup de cases.
Cette saison, il est devenu le joueur chargé, soir après soir, de prendre le plus gros défi extérieur adverse. Le plus souvent, c’est lui qui pose le ton défensif, sur le porteur du ballon adverse.
« Cette fierté défensive vient simplement de l’envie de gagner, et de savoir ce que ça demande pour gagner. Le fait d’avoir joué à UConn m’a appris les détails, les exigences, ce qu’il faut mettre en place pour gagner à haut niveau. J’essaie juste de transposer ça en NBA » explique-t-il.
Capable de coller aux basques d’un Luka Doncic sur pick-and-roll, de naviguer dans les écrans face à un shooteur comme Stephen Curry, ou de changer ponctuellement sur des profils plus imposants, il impressionne déjà par sa polyvalence. Une qualité précieuse dans une ligue où les attaques cherchent en permanence la faille la plus faible.
« En défense, j’essaie d’enlever tout confort à mon vis-à-vis, de l’empêcher de retrouver ses spots habituels. Après les temps-morts, j’observe le côté du terrain qu’ils veulent utiliser pour lancer leur système, et j’essaie de gêner le placement de mon joueur. C’est beaucoup de technique, beaucoup de travail. Ce n’est pas de la magie si les attaquants ratent leurs tirs : il y a une vraie préparation derrière. »
Dans le moule Spurs
Stephon Castle semble déjà taillé pour San Antonio. Dans une franchise où la culture du détail, du travail bien fait et du fameux « Pound the Rock » reste omniprésente, son profil colle à l’identité maison.
Il commence même à inscrire son nom dans l’histoire locale. En février dernier, face à Dallas, il a ainsi signé un match monumental, devenant l’un des très rares joueurs des Spurs à compiler un triple-double à 40 points. Avec ses 12 rebonds et 12 passes, il avait rejoint David Robinson, le seul à l’avoir déjà fait dans le Texas.
Au-delà du coup d’éclat, c’est surtout sa progression offensive qui saute aux yeux. Plus à l’aise dans la lecture du jeu, plus patient sur ses prises de décision et dans sa relation technique avec Victor Wembanyama, plus propre dans ses enchaînements, Stephon Castle donne le sentiment que le rythme NBA ralentit déjà pour lui.
« Quand je trouve mes spots, il n’y a presque personne dans cette ligue qui peut m’empêcher d’aller dans la peinture quand je le veux. Je veux continuer à développer mon jeu offensif dans ces zones-là. Plus généralement, le jeu a ralenti pour moi, mais aussi pour beaucoup de nos jeunes joueurs. On travaille énormément sur nos points forts, pour identifier nos spots et faire en sorte que tout devienne de plus en plus naturel. »
Avec son duo Castle – Wembanyama qui pèse aussi fort des deux côtés du terrain, la fameuse « Zone 51 » tant appréciée des fans, les Spurs peuvent viser très haut. Dès maintenant.
| Stephon Castle | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2024-25 | SA | 81 | 26:41 | 42.8 | 28.5 | 72.4 | 1.1 | 2.6 | 3.7 | 4.1 | 2.0 | 0.9 | 2.2 | 0.3 | 14.7 |
| 2025-26 | SA | 67 | 29:58 | 47.3 | 32.8 | 73.7 | 1.4 | 3.8 | 5.2 | 7.4 | 3.3 | 1.1 | 3.2 | 0.3 | 16.8 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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