Deux ans après avoir quitté le Real Madrid pour tenter à nouveau sa chance en NBA, Guerschon Yabusele fait le chemin inverse. Après Philadelphie, New York puis Chicago, l’intérieur français a rejoint le Panathinaïkos cet été.
Un retour en Europe qui s’accompagne forcément d’une période d’adaptation. Dans le quatrième et dernier épisode de Summer With The Bear, consacré à ses premières semaines à Athènes, l’ancien joueur du Real Madrid raconte notamment les différences qu’il retrouve avec la NBA.
« Je vois une différence avec le training camp NBA. Aux États-Unis, on aime bien faire 1h15, 1h30. Alors qu’ici, on fait deux heures, et deux heures complètes », explique-t-il alors que la préparation du Panathinaïkos bat son plein.
« Il va falloir que je m’adapte »
Les séances sont plus longues, mais c’est surtout sur le parquet que Guerschon Yabusele doit retrouver certains automatismes. Même s’il considère que ses qualités ont toujours été adaptées au basket FIBA, les deux dernières années dans la Grande Ligue ont forcément modifié ses repères.
« Mon jeu à moi, il est forcément européen. Même quand j’étais en NBA et que je jouais, je ne dis pas que je jouais comme un Européen, mais toute ma façon de jouer, c’est la même », estime le Français.
Reste une différence majeure : les espaces. Avec la règle des trois secondes défensives en NBA, la raquette est généralement davantage libérée qu’en Europe, où un intérieur peut rester sous le cercle.
« Je sais qu’au niveau des espaces, au niveau du jeu ou d’autres choses qui peuvent se passer, il va falloir que je m’adapte à ça », poursuit-il. « Il n’y a plus les mêmes espaces quand je vais être dans la raquette, quand je vais couper ou quand je vais jouer. Là, ça se ferme. »
Une réadaptation que le Français aborde sereinement. « La reprise, ça se passe super bien. J’ai de bonnes sensations. Je me sens bien et je sens que l’équipe est contente de ce que j’apporte », assure-t-il.
Un environnement entièrement tourné vers le basket
Après avoir évolué au Real Madrid entre 2021 et 2024, Guerschon Yabusele n’est pas dépaysé par les standards d’un géant européen. Et le Français place d’ailleurs le Panathinaïkos au même niveau que son ancien club espagnol.
« Le Pana comme Madrid, ce sont les top enseignes d’Europe », juge-t-il. « Il y a vraiment tout pour que tu puisses penser uniquement au basket. Le coach nous a dit qu’il y avait tous ces gens à notre disposition pour qu’on puisse ne penser qu’au basket. »
À quelques jours du début de la saison d’Euroleague, le « Dancing Bear » sait donc ce qui l’attend : retrouver les réflexes du basket européen, sans renier ce qu’il a appris lors de ses deux dernières saisons outre-Atlantique.
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