« Quand c’était le moment de gagner, nous avons été la meilleure équipe et nous avons mérité de nous qualifier. » Interrogée sur la prestation de son équipe face à l’Espagne, Kara Lawson n’avait pas vraiment envie de s’attarder sur les difficultés rencontrées par Team USA.
Il faut dire que les Américaines ne réalisent pas un Mondial parfait, loin de là. Déjà accrochées par l’Italie lors de la première phase, elles ont encore dû batailler en demi-finale contre l’Espagne avant de faire la différence dans les dernières minutes.
« Nous avons gagné ce match. Demain, c’est une toute nouvelle rencontre qui aura lieu », rappelle Breanna Stewart, peu intéressée par l’idée de revenir sur cette demi-finale. « Tout le monde sait comment se motiver. Il ne reste plus qu’un match à gagner pour remporter l’or et toute notre attention est portée dessus. »
Mais, pour une fois, la pression semble davantage peser sur les épaules américaines. Team USA n’a plus perdu un match en Coupe du monde depuis sa demi-finale face à la Russie en 2006 et reste sur quatre titres mondiaux consécutifs, remportés en 2010, 2014, 2018 et 2022.
Pour les Bleues, la situation est forcément différente. Grâce à leur qualification pour la finale, elles ont déjà réalisé le meilleur parcours de l’histoire de l’Équipe de France dans la compétition. Jusqu’ici, leur unique podium remontait à 1953, avec une médaille de bronze.
« Nous savons ce que nous voulons »
Jean-Aimé Toupane avait ainsi estimé après la victoire contre l’Allemagne que « l’objectif avait été atteint ». Ce qui ne veut évidemment pas dire que ses joueuses comptent s’arrêter là.
« Si je suis honnête, nous n’avons rien à perdre », résume Marine Johannès. « Nous savons que c’est une bonne équipe qui ne cesse de remporter la Coupe du monde. Elles sont vraiment talentueuses, mais nous en sommes conscientes. Nous jouons contre elles toute l’année en WNBA. Nous savons à quel point elles sont fortes. »
Ne rien avoir à perdre ne signifie toutefois pas se satisfaire d’une médaille d’argent. Deux ans après la finale olympique perdue d’un point à Paris face aux États-Unis, les Françaises retrouvent leur bourreau avec l’occasion d’aller chercher le titre. Et les coéquipières de Dominique Malonga ne cachent pas leurs ambitions.
« Nous sommes super contentes, mais nous savons ce que nous voulons. Ce n’est pas terminé et c’est pour ça que nous ne sommes pas encore très émotives. Nous voulons rester concentrées », expliquait l’intérieure du Storm.
Même discours chez Pauline Astier : « Nous avons encore un match à jouer et nous voulons vraiment ce trophée. Donc nous allons nous reposer pour être prêtes. »
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