Les Sixers ont peut-être réalisé le plus gros coup de leur été… en refusant d’abandonner. Lorsqu’il est apparu que Jaylen Brown pouvait quitter Boston, Philadelphie n’était pourtant pas la destination privilégiée des Celtics.
D’après The Athletic, Boston envisageait en effet d’abord d’intégrer son ancien MVP des Finals à une offre pour Giannis Antetokounmpo. Et même après l’arrivée du Grec à Miami, les Sixers estimaient avoir peu de chances de convaincre un rival de division de leur céder un joueur de ce calibre.
Mais Mike Gansey avait une méthode simple : appeler. Puis rappeler. « Certaines de nos transactions ont mis deux ans à se concrétiser, simplement parce que nous continuions d’appeler », explique le président des opérations basket de Philly. « Ça ne marchait pas toujours, mais nous voulions être sûrs d’avoir fait le travail. »
Une philosophie héritée de ses années à Cleveland, où le propriétaire Dan Gilbert poussait constamment ses dirigeants à vérifier qu’aucune porte n’était véritablement fermée au sein de la Grande Ligue.
« Nous sommes restés dans le coup »
Avec Jaylen Brown, l’insistance a fini par payer. « Le processus avec Boston a duré quelques semaines », raconte Mike Gansey. « Nous leur avons fait savoir que nous étions intéressés et nous sommes restés dans le coup. »
Philadelphie avait déjà compris qu’une véritable ouverture existait. Quelques semaines plus tôt, Bob Myers avait raconté la première réaction de Brad Stevens lorsque les Sixers avaient sondé Boston.
« Quand Brad Stevens a répondu : ‘Qu’est-ce que vous proposez ?’, vous saviez qu’il y avait une possibilité », expliquait-il dans le podcast de Vince Carter et Tracy McGrady.
Les Sixers s’étaient ainsi jetés sur Jaylen Brown dès qu’ils avaient compris qu’il était disponible. À partir de là, les discussions se sont multipliées entre les deux franchises, toutes maintenues dans le plus grand secret.
Lorsque Miami a finalement récupéré Giannis Antetokounmpo, Philadelphie a continué à pousser. Jusqu’à se retrouver, selon l’expression de Mike Gansey, « sur la ligne des cinq yards ».
Les Sixers ont finalement obtenu Jaylen Brown contre Paul George, deux premiers tours de Draft et deux seconds tours, sans avoir à céder leur très précieux choix lié aux Clippers en 2029.
Le transfert qui a ouvert la porte à LeBron James
Un mouvement majeur pour Philadelphie, mais également le premier domino d’un été complètement fou. L’arrivée de Jaylen Brown a en effet renforcé la crédibilité sportive des Sixers au point de contribuer, quelques semaines plus tard, à convaincre LeBron James de les rejoindre.
« Je pensais qu’après Jaylen, nous avions peut-être une meilleure chance », reconnaît Mike Gansey. « Apparemment, c’était tout ce dont nous avions besoin. »
Depuis, les Sixers ont constitué autour de Joel Embiid et Tyrese Maxey un effectif qui concentre les attentes. VJ Edgecombe assure ne pas craindre cette concurrence supplémentaire, tandis que Julius Erving voit déjà dans cette équipe un parfum du titre de 1983.
Quant au principal intéressé, il avait résumé ses priorités à son arrivée à Philadelphie : « Mon objectif, c’est de gagner. À ce stade de ma carrière, rien d’autre ne me motive vraiment. »
Une ambition qui expliquait aussi pourquoi Boston avait dû prendre une décision douloureuse. Brad Stevens avait notamment détaillé les contraintes financières qui avaient poussé les Celtics à se séparer de Jaylen Brown.
À Philadelphie, Mike Gansey aura de son côté démontré qu’en matière de transferts, une porte légèrement entrouverte peut parfois suffire. À condition, bien sûr, de continuer à frapper…
| Jaylen Brown | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2016-17 | BOS | 78 | 17:25 | 45.4 | 34.1 | 68.5 | 0.6 | 2.2 | 2.8 | 0.8 | 1.8 | 0.4 | 0.9 | 0.2 | 6.6 |
| 2017-18 | BOS | 70 | 30:45 | 46.5 | 39.5 | 64.4 | 0.9 | 4.0 | 4.9 | 1.6 | 2.6 | 1.0 | 1.8 | 0.4 | 14.5 |
| 2018-19 | BOS | 74 | 25:51 | 46.5 | 34.4 | 65.8 | 0.9 | 3.4 | 4.2 | 1.4 | 2.5 | 0.9 | 1.3 | 0.4 | 13.0 |
| 2019-20 | BOS | 57 | 33:56 | 48.1 | 38.2 | 72.4 | 1.1 | 5.3 | 6.4 | 2.1 | 2.9 | 1.1 | 2.2 | 0.4 | 20.3 |
| 2020-21 | BOS | 58 | 34:28 | 48.4 | 39.7 | 76.4 | 1.2 | 4.8 | 6.0 | 3.4 | 2.9 | 1.2 | 2.7 | 0.6 | 24.7 |
| 2021-22 | BOS | 66 | 33:38 | 47.3 | 35.8 | 75.8 | 0.8 | 5.3 | 6.1 | 3.5 | 2.5 | 1.1 | 2.7 | 0.3 | 23.6 |
| 2022-23 | BOS | 67 | 35:54 | 49.1 | 33.5 | 76.5 | 1.2 | 5.7 | 6.9 | 3.5 | 2.6 | 1.1 | 2.9 | 0.4 | 26.6 |
| 2023-24 | BOS | 70 | 33:28 | 49.9 | 35.4 | 70.3 | 1.2 | 4.3 | 5.5 | 3.6 | 2.6 | 1.2 | 2.4 | 0.5 | 23.0 |
| 2024-25 | BOS | 63 | 34:15 | 46.3 | 32.4 | 76.4 | 1.3 | 4.5 | 5.8 | 4.5 | 2.4 | 1.2 | 2.6 | 0.3 | 22.2 |
| 2025-26 | BOS | 71 | 34:25 | 47.7 | 34.7 | 79.5 | 1.1 | 5.8 | 6.9 | 5.1 | 2.7 | 1.0 | 3.6 | 0.4 | 28.7 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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