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En quête d’un cinquième sacre consécutif à la Coupe du Monde, les États-Unis retrouvaient une vieille connaissance pour lancer leur tournoi. Opposée à la Chine, Team USA s’offrait d’entrée un remake de la finale du Mondial 2022. Si Napheesa Collier s’attendait à « un match compliqué » l’ailière et ses compatriotes n’ont pas tardé à sa faciliter la tâche.
Immédiatement, la sélectionneuse Kara Lawson a fait un choix audacieux. Celui de partir avec un cinq small-ball, sans Caitlin Clark et Angel Reese. Un choix qui s’est avéré payant pour freiner les arrières chinoises, bousculées d’entrée. À l’image de la meneuse Shuyu Yang, en grande difficulté pour démarrer (0/5 au shoot).
Team USA tout en contrôle
Après quelques minutes de mise en route (4-4), les États-Unis prirent le large pour la première fois en réussissant cinq tirs primés réussis de suite, dont deux pour Rhyne Howard (23-9). Un gros contre d’Han Xu sur Angel Reese sur la dernière possession du quart-temps n’y changea rien. Caitlin Clark s’occupant de venger sa coéquipière d’un tir à (très) longue distance d’entrée dans le deuxième quart (30-14).
Malgré un léger rapproché de leurs adversaires, emmenées par Xinyu Luo (11 points à la pause), les championnes du monde ont parfaitement terminé la première période. Un regain de forme provoqué par le retour sur le parquet de l’éternelle Breanna Stewart. Meilleure évaluation états-unienne à la mi-temps (15), elle a aggravé la marque au buzzer sur une contre-attaque léchée (49-29).
Autant dire qu’à la pause, la rencontre était déjà pliée. Avec cela en tête, Team USA s’est contentée de tranquillement gérer la deuxième mi-temps, à l’image d’une Rhyne Howard toujours aussi adroite de loin (70-42). L’occasion pour la jeune Paige Bueckers (14 points en deuxième mi-temps), peu en vue dans le premier acte, de sortir de sa boîte au retour des vestiaires.
Aliyah Boston essentielle
Pourtant, la Chine avait de quoi embêter les États-Unis sur le papier, avec la présence dans leur effectif de la géante Ziyu Zhang et ses 2,23 m. Seulement, l’intérieure n’a pas pesé autant que souhaité. La faute à une excellente Aliyah Boston, qui malgré ses deux têtes de retard sur la poste 5 chinoise a parfaitement relevé le défi.
Toujours au contact, la joueuse du Fever a mis énormément d’impact, empêchant la pivot chinoise de prendre position, et forçant donc ses coéquipières à trouver d’autres solutions. De plus, même lorsque Zhang arrivait à être servie, Boston lui fît vivre un enfer grâce à sa mobilité et ses longs bras.
Les États-Unis sur orbite
Pour leur premier match dans la compétition, et même privées d’A’ja Wilson et Kelsey Plum, les Américaines ont montré leur visage le plus terrifiant. Celui d’un monstre à plusieurs têtes, où nombreuses sont les joueuses qui peuvent prendre feu à l’instar de Jackie Young, intraitable en première mi-temps (10 points, 3 passes), ou de Caitlin Clark (14 points, 11 passes) qui a mis le couvercle en fin de rencontre.
Une belle entrée en matière qui lance parfaitement les États-Unis avant d’affronter l’Italie, troisième du dernier EuroBasket, ce dimanche. Pour la Chine, il s’agira de rebondir face à la République Tchèque.
Par Nicolas Bulach à Berlin
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