À bientôt 34 ans, Evan Fournier sait que ses étés avec l’Équipe de France sont désormais comptés. L’arrière de l’Olympiakos, qui avait envisagé une retraite internationale après avoir manqué l’EuroBasket 2025, a finalement retrouvé les Bleus cet été. Avec une motivation supplémentaire : Victor Wembanyama.
« C’est une mégastar mondiale, mais au quotidien, un super gars, tourné vers les autres, qui veut vraiment performer », explique Evan Fournier dans un entretien accordé à L’Équipe. « Le fait qu’il soit là, je ne vais pas mentir, a été une motivation pour moi pour continuer. Voir un gamin qui veut accomplir des choses et s’en donne les moyens, c’est inspirant… Je ne veux pas venir juste pour venir. »
Une déclaration qui illustre aussi le passage de témoin en cours. À 22 ans, Victor Wembanyama a récupéré le rôle de capitaine, tandis qu’Evan Fournier et Rudy Gobert sont chargés d’encadrer la nouvelle génération.
« Faire le pont avec le coach »
Après avoir longtemps été l’un des principaux scoreurs de l’Équipe de France, Evan Fournier assume ainsi un rôle différent sous les ordres de Frédéric Fauthoux.
« Je peux être le joueur qui s’assure que tout est en ordre. Si on manque d’agressivité, s’il faut poser le jeu demi-terrain, mettre la balle où il faut, je peux m’en assurer », détaille-t-il. « On pense que je ne suis qu’un scoreur alors que je peux faire beaucoup de choses. S’il le faut, je peux encore scorer. Bon, ok peut-être pas 28 pions face aux USA », plaisante celui qui avait effectivement inscrit 28 points lors de la victoire française face aux États-Unis aux Jeux olympiques de Tokyo.
Mais alors qu’Evan Fournier découvrait encore récemment le fonctionnement de cette nouvelle équipe, son objectif est désormais surtout d’accompagner la transition.
« Je ne me vois plus être le joueur super agressif en permanence. Je pense que le chantier principal va être de déterminer, au-delà de Victor, qui va faire quoi. Avec Rudy, on doit faciliter la transition, faire le pont avec le coach. Je suis vétéran, j’ai plus d’inside à partager. Peu ont l’expérience de ce niveau, or c’est crucial. »
Une évolution naturelle pour Frédéric Fauthoux, qui décrit désormais Evan Fournier comme un joueur « posé, patient » et « vocal ». Le sélectionneur estime également que son exceptionnelle saison avec l’Olympiakos, conclue par un titre en Euroleague et un trophée de MVP du Final Four, l’a peut-être également aidé à prendre du recul.
Crédit photo : Lenoir/The Agency/FFBB
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