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Pour leur dernière apparition sur le sol français sur cette quatrième fenêtre des qualifications pour la prochaine Coupe du Monde, les Bleus ont fait le spectacle pour leurs fans. Face à une Slovénie très amoindrie, l’Equipe de France a fait le métier, du début à la fin du match et a réussi de très bons passages en attaque, avec la volonté de partager le ballon et de faire briller son coéquipier. Cela dit, Coach Fauthoux n’a pas manqué de prévenir du danger suédois, et Pelle Larson notamment, qui viennent de battre la Finlande, en Finlande…
Freddy, quelles sont vos impressions à chaud de ce match, et d’un très bon premier quart notamment ?
C’est le même cinq qu’on avait lancé face à la Serbie. Plus ils joueront ensemble, plus ils auront des automatismes. On a fait le début de match que l’on voulait, on voulait être agressif défensivement, on voulait courir et trouver des tirs ouverts. Dans l’ensemble, malgré quelques périodes passives [en deuxième mi-temps], quand on lance un match avec cette intensité, c’est intéressant. On a été durs des deux côtés du terrain et sérieux pendant 40 minutes. On peut encore s’améliorer. Mais chaque joueur a apporté ce qu’on voulait, à savoir, être une très forte équipe défensive qui se partage le ballon [en attaque].
Vous avez réussi à trouver beaucoup de tirs ouverts en fin de possession, malheureusement pas forcément récompensés (7/34 à 3-points au final), à quoi attribuez-vous cette maladresse en deuxième mi-temps, surtout ?
La satisfaction est là pour nous entraîneurs, on a trouvé énormément de tirs ouverts et on a été agressif vers le panier, on a eu beaucoup de lancers, surtout sur le poste 5 avec une bonne réussite. Avec cette équipe, quand on est très agressif vers le panier, on pourra toujours obtenir des tirs ouverts. Après, comme je le dis souvent, l’adresse ça va, ça vient, et en ce moment ça ne vient pas trop [rires]. La confiance va venir au fur et à mesure que ces joueurs jouent ensemble aussi. Mais je reste persuadé qu’en étant aussi agressifs et en se partageant autant la balle, on aura des tirs ouverts. Il faudrait demander aux joueurs, vous savez, des fois, ça ne s’explique pas… Mais 92 points, c’est déjà très bien.
Comment abordez-vous ce dernier match de la fenêtre face à la Suède ?
S’il y a victoire, on ne sera pas qualifié mathématiquement. En plus, ils ne sont pas faciles à jouer. Ils ont gagné en Finlande, ce qui n’est jamais simple. J’attends qu’on reste dans le même sérieux, la même concentration, la même connexion que depuis le début du stage. On ne reverra sans doute pas cette équipe avant l’été prochain. C’est très important pour nous de rester concentré afin de trouver des automatismes offensifs et défensifs. Un des objectifs de ce match était de ne pas prendre trop de tirs à trois points. On a été agressif défensivement sur leurs extérieurs. Il faut continuer à avoir cet état d’esprit, bien défendre et bien jouer ensemble.
Terry Tarpey était à nouveau dans le cinq majeur, et il a donné de bonnes minutes, est-ce que c’est envisageable de le prendre dans la sélection définitive, sachant qu’il y a d’autres joueurs sur ce poste, comme Bilal Coulibaly, Zaccharie Risacher pour ne citer qu’eux ?
Oui, clairement, il fait une très bonne fenêtre. C’est le genre de joueur dont on a besoin dans un groupe. On a beaucoup de joueurs de ce genre : on peut citer Gerald [Ayayi], Adam [Mokoka], Bilal [Coulibaly], des stoppeurs défensifs. Si on prend que des joueurs qui doivent marquer 20 points, ça ne marche pas. Il faut un équilibre de talents. Il y a des talents défensifs et d’abnégation. Terry en est le parfait exemple. Il a fait un très bon match. On va continuer de l’observer.
Vous avez associé Victor Wembanyama et Rudy Gobert pendant de plus longues séquences, avez-vous aimé ce que vous avez vu ?
Ils ont démarré le deuxième et le quatrième quart-temps. C’était d’abord stratégique, contre ce type d’équipe, on pensait que ça pouvait être impactant. Et c’est aussi l’occasion de les associer encore pour les faire travailler sur ce qu’on a pu faire à l’entraînement ces derniers jours. On rêve tous que tout marche bien tout de suite. Mais il y a du travail et du temps de jeu avant de pouvoir y arriver. On profite de toutes les occasions pour tester ce binôme qui peut faire très mal sur certaines périodes.
On a senti une vraie envie de se passer le ballon, notamment entre les intérieurs que ce soit Victor et Rudy, ou Victor et Jaylen, et ce, pendant la totalité du match, est-ce aussi votre regard ?
Avec tout notre talent, on ne peut pas mobiliser la balle sur un ou deux joueurs, ça faciliterait les défenses adverses. Et ça fait partie du basket que je préconise. On l’a bien fait sur ce match : il y a eu de très bonnes relations entre intérieurs, entre intérieurs et extérieurs et entre extérieurs et intérieurs, ce qui est normalement le plus facile à faire. On aurait pu avoir beaucoup plus de passes décisives avec plus d’adresse de loin. La satisfaction pour le coaching staff, c’est cette volonté de partager la balle. On s’est rendu le match facile. Il faudra garder cette volonté si le match est plus dur aussi. On verra ça avec le temps.
Pour finir, pouvez-vous nous dire un mot sur la performance de Victor Wembanyama (22 points, 9 rebonds) qui semble monter en régime au fur et à mesure des matchs ?
C’est le leader de cette équipe et donner le momentum est très important. La consigne n’était évidemment pas de donner tous les ballons à Victoir, mais que chacun joue son rôle pour exploiter nos forces par rapport à l’adversaire. Leur secteur intérieur était beaucoup moins fort que le nôtre, et c’est quelque chose ça arrivera encore. On a joué avec nos forces, et ce n’est pas si simple quand on n’a pas l’habitude. On a vu des choses intéressantes et à reproduire. Il faut qu’on soit vigilant quand même, et il ne faut pas nous endormir sur nos lauriers, il faudra faire du bon travail en Suède, qui a gagné en Finlande.
Propos recueillis à l’AccorArena de Paris Bercy
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