Face à la Slovénie, les Bleus n’ont pas seulement signé une victoire nette. Frédéric Fauthoux a aussi poursuivi l’un de ses principaux chantiers : faire cohabiter Victor Wembanyama et Rudy Gobert. Les deux intérieurs ont notamment débuté ensemble les deuxième et quatrième quarts-temps, pour une dizaine de minutes communes.
« C’était stratégique car contre des équipes comme la Slovénie, ça pouvait être très impactant pour l’adversaire », explique le sélectionneur. « C’est bien de les associer sur différentes situations que celles vécues contre la Serbie. On rêve tous que ça marche super bien. On essaie de profiter de toutes les occasions pour tester ce binôme. »
La veille, Victor Wembanyama nous expliquait justement que cette association lui plaisait, même si elle l’oblige à évoluer davantage au poste 4. « Ça me plaît de jouer avec Rudy, de jouer avec un intérieur de ce niveau-là défensivement », confiait-il, évoquant aussi des situations inhabituelles pour lui, notamment pour servir son partenaire près du cercle. Il expliquait plus largement apprécier le fait d’évoluer avec d’autres intérieurs.
« Quand on est en synergie, c’est unique »
Après la Slovénie, le capitaine des Bleus estime que les progrès sont logiques. « C’est normal ! C’est que dans ce sens que c’est censé aller. J’espère partager le terrain avec lui pendant longtemps, des années. C’est bien. C’est un pas en avant, on bosse », explique-t-il encore à L’Équipe.
Même discours chez Rudy Gobert, qui insistait déjà il y a quelques jours sur le potentiel défensif d’un duo réunissant « deux des meilleurs défenseurs au monde ». Le pivot des Wolves affichait alors l’ambition de faire des Bleus « la meilleure défense du monde ».
« Il y a eu une très bonne progression, de bons passages des deux côtés du terrain, où on les a impactés physiquement », juge ainsi Rudy Gobert après la rencontre. « Quand on est en synergie, c’est unique. Il faut continuer à travailler, on a pas mal de matches jusqu’aux grosses échéances. Chacun sera l’opportunité de construire une bonne alchimie et de continuer à prendre du plaisir. »
Le chantier reste ouvert. Victor Wembanyama doit encore jongler entre les postes 4 et 5, et Rudy Gobert trouver ses espaces autour de lui. Mais les deux hommes partagent la même idée : bâtir des automatismes capables de durer.
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