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Présent au camp d’entraînement des Cleveland Browns, dont il est également propriétaire, Jimmy Haslam n’a pas échappé aux questions sur sa décision qui a lancé la folle intersaison NBA : le transfert de Giannis Antetokounmpo vers le Heat.
Le copropriétaire des Bucks assume pleinement ce choix, qu’il considère comme indispensable pour lancer une nouvelle reconstruction. Il raconte que son père, âgé de 95 ans, lui a rappelé qu’en l’espace d’un mois, il avait laissé partir deux des plus grandes stars de ses franchises sportives. « Mon père m’a appelé après le transfert de Giannis. Il m’a dit : ‘Tu te rends compte qu’en un mois tu as échangé Myles Garrett et Giannis ?’ Je lui ai répondu : ‘Oui, je le sais.’ »
Pour le dirigeant, la décision n’a toutefois rien d’un coup de tête. « Tout dépend de ce que vous récupérez. Giannis est un joueur générationnel, il nous a permis de gagner un titre, mais nous avions besoin de rajeunir. C’était notre meilleur actif. Nous avions hypothéqué notre avenir avec les transferts de Jrue Holiday et Damian Lillard. »
Un «optimisme prudent»
En échange de l’ancien MVP, Milwaukee a récupéré Tyler Herro, Kel’el Ware, Jaime Jaquez Jr., Kasparas Jakucionis, le rookie Nate Ament (choix du premier tour 2026), ainsi que deux premiers tours de Draft non protégés (2031 et 2033), un échange de choix en 2030 et un second tour en 2033.
Un «package» que Haslam juge à la hauteur de ce virage à 180°. « Je pense que nous avons récupéré quatre très bons joueurs, deux choix du premier tour, des swaps et un second tour. Maintenant, il faudra utiliser ces choix intelligemment. Le temps dira si nous avons eu raison, mais nous sommes prudemment optimistes » poursuit-il.
Les Bucks entrent dans une nouvelle ère et depuis leur titre en 2021, les Bucks avaient systématiquement privilégié le court terme afin de rester compétitifs autour d’Antetokounmpo, quitte à sacrifier une bonne partie de leur capital Draft.
Cette stratégie a fini par montrer ses limites après une saison 2025-2026 conclue sur un modeste bilan de 32 victoires pour 50 défaites, la première sans playoffs depuis 2016.
Haslam reconnaît que la reconstruction représente un défi. « Reconstruire, ce n’est jamais plaisant. Je pense même que c’est plus difficile en NBA qu’en NFL. Mais nous devons être réalistes. Les Bucks savent à quel point une reconstruction peut être compliquée. »
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