Alors que les négociations autour du futur bail du Moda Center se crispent depuis quelque temps, une réunion était programmée ce jeudi. Pendant plusieurs jours, le doute, entretenu par le président du conseil municipal de Portland, Jamie Dunphy, planait sur la présence des Blazers à ce rendez-vous. Finalement, la franchise était bien représentée et les deux camps ont pu échanger directement.
Cette rencontre a permis de clarifier les positions, mais pas réellement de les rapprocher, racontent nos confrères de The Athletic. « Aujourd’hui, les Blazers ont montré qu’ils étaient déterminés à s’asseoir à la table des négociations », a indiqué Jamie Dunphy, tout en reconnaissant que « le fossé entre les Blazers et la ville est assez important ».
L’objet du litige reste le même : le nouveau propriétaire des Blazers, Tom Dundon, espère obtenir 575 millions de dollars de financements publics pour moderniser la salle. Il en a déjà obtenu 365 millions de la part de l’État de l’Oregon, qui souhaite désormais que la ville et le comté prennent en charge les 208 millions restants. Sauf que les élus locaux réclament davantage de précisions sur l’utilisation de cet argent, ce que les Blazers refusent pour le moment de fournir.
La situation est d’autant plus complexe que la franchise réclame, pour poursuivre les discussions, que la ville lève par écrit une potentielle menace de poursuite judiciaire.
De quoi parle-t-on exactement ? D’une clause, signée en août 2024, qui stipule que les Blazers doivent entretenir le Moda Center de « manière irréprochable ». La franchise craint donc qu’en dressant la liste des éléments à moderniser ou à réparer dans la salle, la ville estime qu’elle n’a pas correctement rempli ses obligations d’entretien.
La menace d’un litige freine les négociations
L’élu Steve Novick le reconnaît : cette clause « a été utilisée comme une arme » et cela a logiquement « refroidi nos négociations ». De son côté, le maire Keith Wilson a assuré ce jeudi que la ville de Portland n’avait « jamais envisagé d’intenter un procès aux Blazers ».
Ce à quoi Zandria Conyer, la conseillère juridique de la franchise, a répondu que « le fait demeure : il existe bel et bien une menace de litige ».
Outre cette question épineuse, les Blazers ont profité de la réunion pour critiquer « le climat économique actuellement morose à Portland, les impôts sur le revenu élevés et l’environnement politique clivant ». Le président de la franchise, Dewayne Hankins, en a conclu que Portland était devenu « un lieu où il est difficile d’investir ».
Une attaque qui dépasse la seule question des rénovations du Moda Center et qui a surpris plusieurs conseillers municipaux. Cette rencontre aurait pu constituer un premier pas vers un accord. Mais les tensions et les critiques formulées de part et d’autre n’ont pas permis de débloquer les négociations.
La suite se jouera désormais lors d’une audience publique le 5 août, puis d’une délibération du conseil municipal le lendemain, avant un vote prévu le 12 août. En cas d’échec, la perspective d’un départ des Blazers à l’expiration du bail actuel, en 2030, prendrait encore davantage d’épaisseur.
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