Un titre de champion NBA, trois trophées de MVP et désormais cinq Duzijanca. Dans la hiérarchie très personnelle de Nikola Jokic, difficile de savoir lequel de ces trophées occupe réellement la première place…
Dimanche, sur l’hippodrome de Subotica, en Serbie, Delicious Gar a remporté la 59e édition de la Duzijanca, l’une des plus prestigieuses courses de trot du pays. Avec Vladimir Pribic aux commandes, la jument de l’écurie Dream Catcher s’est imposée en 1’13”8 au kilomètre.
« C’est une grande victoire pour nous », a ainsi savouré Nikola Jokic après la course. « Je regrette qu’il n’y ait pas eu davantage de chevaux étrangers cette année, car je pense que la Duzijanca mérite d’être l’une des courses les plus relevées de la région. Je suis heureux que nous ayons ramené le trophée. »
Une favorite sous pression
Arrivée cette année au sein de l’écurie de la famille Jokic, Delicious Gar n’avait pas vraiment le droit à l’erreur. La jument de sept ans, qui a amassé plus de 420 000 euros de gains au cours de sa carrière, est ainsi présentée comme le cheval le plus cher à avoir couru sur un hippodrome serbe…
Elle avait déjà dominé les qualifications avant de confirmer son statut de grande favorite lors de la finale, disputée pour une dotation totale de 600 000 dinars, soit environ 5 100 euros.
« Les attentes étaient importantes car elle était la grande favorite, et cela crée forcément une certaine pression », reconnaissait Vladimir Pribic auprès de la télévision serbe. « Tout le monde attend une victoire, mais il peut toujours se produire quelque chose d’imprévu dans une course. »
Rien n’est venu contrarier Delicious Gar, qui permet à Dream Catcher de conserver son trophée. L’an dernier, Nikola Jokic avait fondu en larmes après la victoire de Demon Dell’Est, conduit par l’Italien Carmine Piscuoglio. Auparavant, Amy del Duomo avait offert trois succès consécutifs à l’écurie de Sombor.
Il s’agit également d’une cinquième Duzijanca pour Vladimir Pribic, vingt-cinq ans après sa première victoire. « Je pense que la première avait été plus indécise, car Dikron n’était pas favori à l’époque », s’est-il souvenu.
« J’ai vécu mes plus grandes victoires dans ce sport »
L’importance accordée par Nikola Jokic à ce succès ne surprendra personne. Le Serbe n’a jamais caché que les courses hippiques occupaient une place au moins aussi importante dans sa vie que le basket.
« Dans ce sport, j’ai vécu mes plus grandes victoires et mes plus grandes défaites, mes plus grandes réussites et mes plus grands échecs », expliquait-il déjà après un précédent succès de son écurie.
Une passion née durant son enfance à Sombor, bien avant qu’il ne devienne une superstar de la NBA.
« J’allais dans les écuries pour être garçon d’écurie. C’était ma vie », avait-il raconté. « Je participais à des courses, pas comme professionnel mais comme amateur. J’ai même terminé quatrième une fois. »
Dans un récent portrait de The Athletic, le pivot des Nuggets décrivait ce lien presque viscéral avec les chevaux.
« Quand on avale du crin de cheval lorsqu’on est jeune, on ne peut plus cesser de les aimer », expliquait-il, avant d’ajouter que les chevaux « ne me voient pas comme un joueur NBA ».
Même ses proches de Denver ont compris que cet univers représentait son véritable refuge. « Je pense honnêtement que c’est son premier amour », confiait l’assistant des Nuggets Ognjen Stojakovic, alors qu’Aaron Gordon estimait que les chevaux lui apportaient « un niveau de sérénité qui n’a pas de prix ».
Au point que Nikola Jokic a déjà tracé les grandes lignes de son après-carrière. « Mon rêve est de retourner en Serbie et de devenir entraîneur de trot après ma carrière de basketteur », avait-il expliqué dès 2022.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur