Yang Hansen apprend à vivre avec la pression de tout un pays

NBA – Premier tour surprise de la Draft 2025, le pivot des Blazers sait que des millions de supporters chinois attendent désormais de le voir s’imposer en NBA.

hansenUn an après sa Draft surprise en NBA, Yang Hansen commence à trouver ses marques, sur le terrain comme en dehors. À l’occasion de sa deuxième Summer League avec les Blazers, le pivot chinois s’est livré pour la première fois dans un long entretien en anglais, revenant sur son adaptation à la NBA et le poids des attentes de tout un pays.

S’il reconnaît que sa première saison a été éprouvante, le jeune intérieur assure que cette pression est désormais devenue une source de motivation.

« Les supporters américains sont plus encourageants, explique-t-il. Chaque personne que je rencontre me dit : ‘Bienvenue à Portland’ ou ‘Bonne chance pour la saison’. En Chine, comme tout le monde veut que je réussisse, les gens cherchent davantage à me pousser. Il y a plus de pression. »

Garder le positif des critiques

Avec 13.0 points, 8.5 rebonds, 3.8 passes et 1.5 contre de moyenne en Summer League, Yang Hansen a rassuré sur ses progrès. Il espère désormais prouver que sa sélection en 16e position de la Draft 2025 n’était pas une erreur.

« J’aime bien les lire, poursuit-il à propos des critiques sur les réseaux sociaux. En Chine, tout le monde est exigeant avec moi parce qu’ils veulent que je progresse. Je représente leur espoir. J’essaie de voir les choses avec plus de recul et de manière moins négative. Si les gens prennent le temps d’écrire des commentaires, c’est parce qu’ils veulent me voir devenir meilleur sur le terrain. »

Ses progrès ne concernent d’ailleurs pas uniquement le basket. Lorsqu’il a été sélectionné lors de la Draft 2025, Yang Hansen ne parlait pratiquement pas un mot d’anglais. Pendant toute sa saison rookie, il était accompagné en permanence par un interprète, Chris Liu, devenu au fil des mois un personnage apprécié des supporters des Blazers.

Aujourd’hui, le pivot est capable de mener une conversation simple sans aide, même s’il continue de suivre des cours d’anglais hebdomadaires mis en place par la franchise.

« C’est difficile parce que mon anglais n’est pas très bon », répond-il avant d’évoquer sa transformation physique. « Je me sens beaucoup mieux. Je suis plus rapide. Je pense que ma défense sur pick-and-roll et mon rebond ont beaucoup progressé. Le basket est un sport de contact, et mon corps est devenu plus solide. »

Une première saison éprouvante

Le pivot reconnaît que sa première année a été compliquée, notamment face à l’intensité physique de la NBA, mais également en raison de ses nombreux déplacements entre l’effectif du Remix et celui des Blazers.

« Les allers-retours entre la G-League et les Blazers n’étaient pas faciles, raconte Yang Hansen. Parfois, les vols étaient très longs et je devais partir très tôt pour l’aéroport. C’était vraiment éprouvant. »

Pour sa deuxième saison, il espère ainsi passer davantage de temps aux côtés de Damian Lillard et des autres joueurs de l’effectif NBA. La concurrence reste pourtant importante dans la raquette, où Portland possède toujours Donovan Clingan et Robert Williams III.

Mais Yang Hansen se sent mieux armé pour répondre aux critiques et aux attentes des supporters chinois.

« Je pense que c’est une bonne chose, conclut-il. Il y a de la pression sur mes épaules, mais tout le monde en subit. Ce n’est pas une mauvaise chose d’avoir de la pression. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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