Maxime Raynaud : « On a le meilleur groupe d’intérieurs du monde »

Équipe de France – Réussi pour sa première avec les Bleus, Maxime Raynaud a déjà marqué des points dans une raquette tricolore pourtant ultra-concurrentielle.

maxime raynaud« On ne sait jamais à quoi s’attendre pour une première sélection. Certains joueurs sont tétanisés et ne parviennent pas à jouer leur basket. Maxime a prouvé l’inverse. Il a trouvé des solutions offensivement qui nous ont permis de rester à flot à un moment. »

Pour sa première sélection avec les Bleus, Maxime Raynaud a eu droit aux félicitations de Freddy Fauthoux. L’intérieur des Kings a même été l’un des principaux motifs de satisfaction de la victoire tricolore en Belgique (80-72), avec 10 points à 4/5 au tir, 4 rebonds et 1 passe décisive en 16 minutes.

Disponible, agressif et précieux près du cercle des deux côtés du terrain, il a rapidement trouvé sa place en sortie de banc. Une première réussie, dans la continuité de son ascension express.

Dans la continuité de sa première saison en NBA

Il y a encore deux ans, Maxime Raynaud avait été invité comme partenaire d’entraînement de la sélection tricolore, lors de la préparation aux Jeux olympiques de Paris 2024 à l’Insep.

« J’étais venu avec deux idées en tête : apprendre et faire les petits trucs bien. Poser un écran, prendre des rebonds, parler en défense. Je sentais que j’étais un cran en-dessous, mais pas si loin », a-t-il confié.

Depuis, l’ancien joueur de Stanford a changé de dimension. Après une dernière saison universitaire remarquée puis une première année bluffante avec Sacramento, qui lui a valu une place dans la NBA All-Rookie Second Team, le voilà désormais installé dans le groupe France, cette fois comme joueur à part entière.

Même s’il doit encore se réadapter aux spécificités du basket FIBA, Maxime Raynaud a montré qu’il pouvait peser.

« Les règles du jeu sont un peu différentes, que ce soit sur les trois secondes dans la raquette défensivement, les départs directs en dribble ou la ligne à 3-points. Mais sur le terrain, c’est la même chose. Il faut rester avec ses routines et ses habitudes », a-t-il expliqué. « Je me sens beaucoup plus à ma place et au niveau. Et c’est important pour la confiance. J’ai joué 74 matchs contre les meilleurs joueurs du monde. Venir en Équipe de France, c’est dans la continuité. Je me sens plus prêt. »

Un problème de riches à l’intérieur

Cette fenêtre internationale qualificative est aussi une occasion pour lui de se placer dans une raquette française où les places seront très chères. Aux côtés de Rudy Gobert et Guerschon Yabusele lors de ce rassemblement, il n’oublie pas qu’Alexandre Sarr, Mathias Lessort et surtout Victor Wembanyama manquent encore à l’appel. Autant dire que la concurrence s’annonce féroce, en vue de la Coupe du monde 2027, des Jeux olympiques 2028 et même de la Coupe du monde 2031, organisée en France.

« C’est un problème de riches », sourit Maxime Raynaud. « C’est bien pour la France. Individuellement, la facilité, ça serait plus sympa, mais c’est un très bon problème à avoir. Je n’y vois que du positif. Tu t’entraînes contre eux, tu progresses, et pour la sélection, ce sera les meilleurs des meilleurs. Je pense qu’on a le meilleur groupe d’intérieurs du monde, tous pays confondus. »

Il a en tout cas déjà marqué des points, puisque Freddy Fauthoux s’est projeté sur la suite, avec une possible association avec Victor Wembanyama, son ancien coéquipier à Nanterre puis en Équipe de France U16.

« Maxime comprend les choses très vite et on a tous envie de voir ce que cela donnera lorsque Victor sera avec nous », a lancé le sélectionneur. Réponse de l’intéressé, sourire aux lèvres : « J’attends la convocation ! »

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