Tony Parker change officiellement de costume. Président de l’ASVEL depuis 2014, l’ancien meneur des Spurs va s’installer sur le banc villeurbannais à partir de la saison prochaine. Une première expérience de coach en club, à 44 ans, après avoir entamé son apprentissage avec l’Equipe de France U17, actuellement à la Coupe du monde.
« Ce choix est devenu logique avec le temps », dit-il à L’Équipe. « Quand j’ai commencé mes démarches pour devenir coach, j’avais plus en tête la NBA. Mais entre l’attachement à mon pays, le fait que l’ASVEL soit comme mon bébé, l’arrivée de la NBA Europe, commencer avec mon club de cœur est devenu un projet très séduisant. »
Surtout, Tony Parker estime désormais avoir les moyens de ses ambitions. L’ASVEL a présenté à la DNCCG un budget de près de 58 millions d’euros, avec une masse salariale nette pour les joueurs autour de 20 millions d’euros. Un changement d’échelle majeur pour un club qui reste sur trois saisons sans titre.
« Tout a changé quand le fonds a décidé d’investir à l’ASVEL. Maintenant, j’ai les moyens d’atteindre mon rêve », poursuit-il. « Il n’y a pas eu de titre européen depuis 1993 pour un club français, pas de Final Four pour l’ASVEL depuis 1997. C’est un challenge énorme et c’est ce qui m’excite. »
Un contrat long et plusieurs casquettes
Tony Parker ne sera pas seulement coach. Il restera aussi actionnaire minoritaire et président des opérations basket, avec un accord moral sur dix ans avec le club. Un peu comme Gregg Popovich à San Antonio.
« Il faut regarder cette situation comme Gregg Popovich. Il était président des opérations basket des Spurs, GM, et il s’est auto-nommé coach à l’époque. Moi, c’est un peu pareil », assume-t-il, précisant que les grandes décisions seront toutefois validées avec le groupe d’actionnaires.
Pour construire ce projet, Tony Parker veut s’inspirer des standards NBA, avec un staff très large. Vincent Collet, son ancien sélectionneur chez les Bleus, sera ainsi coordinateur offensif, tandis que Dounia Issa s’occupera de la défense. Bryan George sera chargé du jeu de transition, et plusieurs anciens internationaux français, comme Joseph Gomis ou Florent Pietrus, intégreront aussi l’organisation.
« C’est un privilège et une chance d’avoir Vincent Collet comme assistant. Je ne pouvais pas rêver mieux pour commencer et ça crédibilise mon projet », souligne TP.
Côté terrain, l’ASVEL a déjà frappé très fort. Tony Parker confirme notamment les arrivées de Sylvain Francisco, Daniel Theis, Armoni Brooks, Nick Weiler-Babb ou encore Both Gach.
« Je voulais un franchise player et Sylvain Francisco était en haut de ma liste. Il a vraiment cet ADN français. C’est incroyable d’avoir pu le convaincre » détaille-t-il. « Daniel Theis est une grosse signature pour nous. C’est énormément d’expérience et dans ton vestiaire, ça change tout. Avec Armoni Brooks, on signe un des meilleurs arrières de l’Euroleague. » Comme d’habitude, Tony Parker rêve donc en grand, peu importe ce qui se dit autour…
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