Avec Meleek Thomas, les Cavaliers ont joint l’utile à l’agréable

NBA – Pour faire des économies, Cleveland a volontairement perdu quelques places à la Draft, tout en parvenant à choisir un joueur intéressant, avec l’arrière d’Arkansas.

Tout comme les Knicks par exemple, mais aussi les Nuggets et les Wolves, les Cavaliers n’ont pas parlé mardi soir, lors du premier tour de la Draft. Pourtant, ils avaient le 29e choix. Mais en fin de soirée, les dirigeants ont décidé d’envoyer leur premier tour à Sacramento, en échange du 34e, lors du second tour. Une manœuvre tout sauf anodine.

« On a toujours envisagé des stratégies de sortie. On avait suscité beaucoup d’intérêt pour notre 29e choix et on devait absolument trouver une solution concernant les questions financières et le second apron », explique le président des Cavaliers Koby Altman. « Chaque million de dollars compte. »

« On a obtenu, au second tour, un talent digne du premier tour »

En effet, sélectionner au premier tour de la Draft, c’est être dans l’obligation d’offrir un contrat garanti au rookie. Or, les finances de la franchise sont dans le rouge très, très foncé, en étant dans le « second apron », qui menace de sanctions les équipes qui sont à cette hauteur, au niveau de leur masse salariale.

Ce 34e choix a donc fait du bien au portefeuille, tout en permettant de mettre la main sur un joueur intéressant, Meleek Thomas. L’ancien d’Arkansas faisait partie des meilleurs éléments encore disponibles mercredi soir et les Cavaliers l’avaient déjà dans leur viseur avec leur 29e choix.

« On était enthousiaste à l’idée qu’il soit encore là au deuxième tour », confirme Koby Altman. « Habituellement, un joueur de ce calibre, un tel scoreur, est drafté bien plus tôt. On est très satisfait d’avoir pu reculer dans la Draft tout en prenant un tel joueur. On a obtenu, au second tour, un talent digne du premier tour. »

Avec ses qualités offensives et son envie de marquer des points, l’arrière des Razorbacks pourrait devenir un remplaçant utile pour apporter un peu de dynamisme quand les titulaires risquent de ronronner.

Jamais à court de shooteurs

« On veut qu’il devienne à l’avenir un extérieur polyvalent. On pense au long terme et on va le faire grandir pendant trois ou quatre ans », précise le président des Cavaliers, séduit par Meleek Thomas quand ce dernier est venu se montrer à Cleveland. Le dirigeant a rapproché ce test à celui de Jaylon Tyson en 2024. « Meleek nous a fait la même impression. Il était compétitif, tenace. Il était un choix logique. »

Pour peser, encore faut-il jouer. Car les lignes extérieures de Cleveland sont déjà bien remplies et peut-être que son avenir immédiat va davantage s’écrire en G-League qu’en NBA. Mais comme le disait Koby Altman, la franchise pense au long terme.

« Quand on arrive à ce stade de la Draft, on choisit en fonction du talent et du meilleur joueur disponible. On prend celui dont on pense qu’il va pouvoir faire une carrière NBA. Son bagage technique et ses capacités s’adaptent parfaitement à notre style de jeu », insiste encore le président de la franchise de l’Ohio. « On verra bien comment gérer la profondeur de l’effectif. Quand on choisit en 34e position, on ne peut pas se permettre de seulement prendre un joueur qui s’intègre bien à l’équipe. On prend un joueur qui des qualités nécessaires en NBA et on sait à quel point le shoot est capital. On n’en a jamais assez. »

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Rédacteur Jonathan Demay

Passionné d'histoire de la NBA, Jonathan a très tôt rejoint l'équipe de Basket USA, en décembre 2008.

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