Comme c’est le cas depuis quelques semaines, Noémie Brochant était titulaire lors de la réception du Storm par le Mercury. Une rencontre particulière pour Phoenix, puisque la franchise de l’Arizona était diminuée sur les postes extérieurs, avec les absences de Jovana Nogic et de Monique Akoa-Makani.
Résultat, la Française a eu davantage d’opportunités offensives, et elle n’a pas déçu. Elle boucle la partie avec 16 points et 10 passes décisives, à 6/7 au tir et 4/5 de loin.
« Parfois je la taquine, mais je suis fière de ce qu’elle est en train de faire », la félicite d’ailleurs sa compatriote Valériane Ayayi. « Elle prend toujours la bonne décision. Elle tire quand il faut et elle fait la passe quand il le faut. C’est aussi une excellente défenseuse. C’est génial de voir son évolution dans cette Ligue. »
Valériane Ayayi de retour dans la rotation
Si Valériane Ayayi n’a pas tari d’éloges au sujet de Noémie Brochant, la capitaine de l’Equipe de France a elle aussi pu se montrer lors de ce large succès face au Storm. L’ailière termine la rencontre avec 18 points, son record personnel en WNBA, et 11 rebonds, signant ainsi son premier double-double dans la Grande Ligue féminine.
« C’était un grand moment, ça fait du bien », commente-t-elle. « À un moment, j’ai commencé à douter et je me disais : je sais jouer au basket et je sais ce que je peux apporter à cette équipe. Je dois être patiente et travailler. »
La patience de la Française a finalement été récompensée. De retour en WNBA après une pause de onze ans, Valériane Ayayi dispose d’un temps de jeu limité au Mercury. Avant cette rencontre contre Seattle, où elle a joué 22 minutes, elle n’avait dépassé la barre des 10 minutes qu’à deux reprises lors des sept dernières sorties de son équipe.
« Je suis content de voir la manière avec laquelle elle a continué de travailler, même lors de nos séances vidéo, alors qu’elle ne jouait pas ou très peu », complimente son entraîneur, Nate Tibbetts. « Vous attendez des opportunités. Ce soir, les minutes étaient disponibles et elle a bien joué. Je suis vraiment content pour elle. »
Le Mercury retrouve le sourire
Si Valériane Ayayi est ravie d’avoir retrouvé des minutes, c’est tout le Mercury qui est soulagé. Phoenix restait sur une série de quatre défaites de rang. Finalistes la saison dernière, les joueuses de Nate Tibbetts traversent une saison compliquée, avec seulement cinq victoires après 17 matchs et une 12e place au classement.
« Nous traversons des moments difficiles collectivement », reconnaît Valériane Ayayi. « C’est difficile pour tout le monde. Je ne pense pas que mon cas était un cas isolé. J’avais vraiment l’impression que toute l’équipe avait du mal à trouver du rythme. Chaque joueuse cherche sa place, et ce qu’elle peut apporter à cette équipe sur le terrain. Évidemment, ce soir, c’était une meilleure soirée pour moi, mais c’était aussi une meilleure soirée pour tout le groupe. C’est la seule chose que je veux retenir. »
Dans une saison jusque-là laborieuse, Phoenix avait besoin d’une victoire pour souffler. Le Mercury l’a obtenue grâce à une performance collective plus aboutie, mais aussi grâce à ses deux Françaises.
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