On peut être un second tour de Draft et devenir MVP des Finals ! Après Nikola Jokic, nouvelle preuve avec Jalen Brunson, auteur de l’une des plus grandes performances dans une finale NBA avec ses 45 points pour offrir le titre aux Knicks. Du haut de son petit 1m88, le meneur All-Star a passé la soirée à découper la défense des Spurs.
L’ancienne doublure de Luka Doncic a tenu la baraque en première mi-temps pour éviter aux siens de sombrer, et peut-être que c’est son premier 3-points, sans opposition, qui lui a permis d’entrer dans son match. La suite est un festival technique pour créer l’espace avec son défenseur. Parfois, comme Shai Gilgeous-Alexander, il utilise trop ses coudes et ses mains, mais on est en playoffs, et ça ne se siffle pas.
Un patron de bout en bout
Les Spurs ont tout essayé sur lui mais le meneur new-yorkais peut faire la différence sur une feinte de la tête ou un changement de rythme. C’est imparable, et quasi imperceptible à vitesse réelle. Même Victor Wembanyama, dans un duel sous le cercle, n’a pas réussi à le contrer. Même une nouvelle entorse de la cheville ne l’a pas empêché de rester sur le terrain et de poursuivre son chef d’oeuvre.
Dans le 3e quart-temps, il a mis la main sur le match, tandis que le banc des Knicks n’avait toujours pas inscrit le moindre point et que Karl-Anthony Towns restait assis avec ses quatre fautes. Et puis, dans le 4e quart-temps, il a enfoncé le clou. Il est allé chercher des fautes sur des tirs à 3-points. Il est allé défier les grands dans la raquette. Un énorme travail de sape, avec du métier, mais aussi énormément de talent pour planter 15 points dans les douze dernières minutes.
« Ma confiance vient de mon éthique de travail » explique-t-il, en larmes, en bord de terrain. « Chaque fois que j’avais le ballon, tout ce à quoi je pensais, c’était à toutes ces heures passées à m’entraîner pendant les étés, chaque été dont je me souvienne, à travailler pour rendre ce rêve réel. Donc quand j’avais le ballon, je pensais simplement à moi, seul dans la salle d’entraînement. »
Une superstar en col bleu
À lui tout seul, il inscrit quasiment autant de points que tous les Spurs réunis dans le 4e quart-temps ! Il termine donc à 45 points à 14 sur 27 aux tirs avec un 13 sur 15 aux lancers-francs. C’est la 9e performance de l’histoire des Finals, et il égale des légendes comme Jerry West et Wilt Chamberlain !
Son histoire, c’est un peu celle des Knicks dans ces playoffs, voire cette finale. Ils étaient sous-estimés, dominés, voire archi-dominés, et ils ont relevé tous les défis. « On trouvera toujours un moyen. Peu importe ce qu’on met devant nous, on trouvera un moyen » répète-t-il. « Ça n’a aucune importance. Absolument aucune. Mais on trouvera une solution chaque fois qu’on mettra le pied sur ce terrain. À chaque fois. À chaque fois. »
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