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Pour Mike Brown, les Knicks n’ont jamais été aussi statiques en attaque

NBA – Symbole de cette attaque figée : les Knicks sont tombés à leur plus faible total de passes décisives de toute leur campagne de playoffs lors du Game 3.

knicks105 points à 41.5% aux tirs. Sur le plan offensif, les Knicks avaient reproduit exactement les mêmes standards statistiques lors des Games 1 et 2 de ces Finals. Cette nuit, à l’issue de la troisième manche face aux Spurs, les New-Yorkais ont pourtant présenté un bilan légèrement meilleur en volume (111 points) et en adresse (45.5%).

Paradoxalement, Mike Brown estime que le compte n’y est pas. « Offensivement, notre jeu a rarement été aussi statique cette année », tranche le coach des Knicks, en évoquant notamment les 13 ballons perdus par sa formation, qui ont généré 21 points pour les Texans. Là où les locaux n’ont inscrit que 7 points après les 8 ballons perdus des visiteurs. Un différentiel important au regard du faible écart final entre les deux équipes.

L’explication tiendrait alors à une attaque pas assez en mouvement ? Un zoom sur l’ensemble des ballons perdus par ses joueurs permet de s’en faire une meilleure idée. En première période, les Knicks ont ainsi gaspillé une majorité de munitions sur des transmissions hasardeuses.

Comme si, et c’est d’autant plus impensable à ce stade de la compétition, ils manquaient d’automatismes ou de vécu collectif. Exemple : cette tentative de « handoff » de Miles McBride vers Mitchell Robinson, qui venait pourtant poser un écran. Ou comme s’ils ne jouaient pas tous sur le même rythme, à l’image de cette passe de Jalen Brunson qui a pris OG Anunoby à contre-pied, alors que Karl-Anthony Towns réclamait la balle de l’autre côté…

Des séquences de dribbles « à outrance »

« On a joué beaucoup de transitions rapides, pour faire bouger le ballon et les joueurs. Puis on a préféré rester immobiles et regarder un seul joueur dribbler à outrance. Et quand le ballon était passé, le joueur qui le recevait ne prenait aucune décision rapide », regrette Mike Brown, en référence aux « turnovers » en seconde période.

Jalen Brunson ou Jordan Clarkson ont ainsi perdu le cuir, chacun leur tour, en partant dans des numéros de dribble bien contestés par la défense adverse, sans générer le mouvement attendu autour d’eux. « Je pense aussi que nous avons été plutôt statiques. Il y a clairement des choses à en retenir. Surtout concernant notre approche en début de match et au retour de la mi-temps », concède Jalen Brunson.

Le symbole de ce sentiment collectif, qui contraste largement avec celui né d’un Game 2 très accompli offensivement, avec des séquences de circulation du ballon de très haut niveau, ce sont d’ailleurs ces 18 passes décisives générées. Leur plus faible total depuis le début de ces playoffs.

« On a des schémas de jeu qu’on n’a pas réussi à bien exécuter, mais ce n’est pas grave parce que vous ne pouvez pas dérouler des systèmes tout le temps, surtout avec l’intensité physique qu’ils imposent en défense. Mais il faut être intelligent, prendre soin du ballon, respecter les espaces, faire bouger le ballon et les joueurs. C’est quelque chose qu’on a souvent très bien fait, et on ne l’a pas bien fait ce soir », regrette encore Mike Brown.

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Rédacteur de contenu Samuel Hauraix
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