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Paul Westhead à l’honneur pour sa carrière à toute vitesse

NBA – L’ancien entraîneur des Lakers, des Nuggets ou encore du Mercury a reçu le « Chuck Daly Lifetime Achievement Award », récompensant l’ensemble de sa carrière.

Paul WestheadChampion NBA avec les Lakers en 1980, champion WNBA avec Phoenix en 2007, passé par la NCAA, la WNBA et une multitude de bancs en NBA, Paul Westhead a été honoré à San Antonio, avant le Game 2 des Finals, par le syndicat des entraîneurs NBA. L’ancien technicien a ainsi reçu le « Chuck Daly Lifetime Achievement Award », qui met en valeur les entraîneurs ayant marqué le jeu par leur carrière et leur influence.

« Le coaching, ça compte », a d’abord rappelé JB Bickerstaff, président de l’association, avant d’évoquer celui qui fut le premier entraîneur recruté par son père, Bernie Bickerstaff, à Denver. « Il est l’un de mes premiers souvenirs de basket. Mon père l’avait engagé pour son style de jeu, ce style que l’on continue de voir aujourd’hui en NBA : jouer avec du rythme, du tempo. L’idée était d’utiliser l’altitude de Denver pour épuiser les adversaires. »

Avant Mike D’Antoni et son fameux « Seven Seconds or Less », Paul Westhead voulait déjà aller encore plus vite. « On était tous impressionnés par les sept secondes ou moins de Coach D’Antoni », a souri JB Bickerstaff. « Lui, il voulait marquer en quatre ou cinq secondes. »

« Sept secondes, c’était un peu lent »

Paul Westhead ne l’a d’ailleurs pas contredit. « J’apprécie quand vous parlez de cette règle des sept secondes. Mais nous, c’était vraiment quatre ou cinq secondes. Sept, c’était un peu lent » s’amuse-t-il.

Cette obsession de la vitesse, il l’a construite avec le temps. D’abord après une rencontre avec Sonny Allen, ancien coach d’Old Dominion en deuxième division universitaire. « Avant de me montrer son système, il m’a dit : ‘Coach, il faut être un peu fou pour faire ça.’ Je lui ai répondu : ‘Je suis un peu fou. Je peux faire ça.’ » Puis à Porto Rico, où ses joueurs lui ont simplifié la vie. « Ils me disaient : ‘Coach, on court, on shoote, et ça rentre.’ Je me suis dit : ‘Waouh, c’est une bonne idée.’ Pourquoi faire six passes, poser des écrans et laisser les arbitres s’en mêler ? Le premier qui arrive shoote. Et ça marche. Si vous allez assez vite. »

L’ancien coach garde une formule très simple pour résumer quarante ans de carrière. « Si vous avez de très bons joueurs, vous avez une chance de gagner. Si vous n’avez pas de très bons joueurs, vous n’allez pas gagner. »

Magic Johnson, Diana Taurasi et Hank Gathers

Et Paul Westhead a eu Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson, puis Diana Taurasi sous ses ordres. « Quand vous recevez un prix comme celui-là, ça dépend clairement de vos joueurs et de vos assistants », a-t-il rappelé. En 1980, après l’accident de Jack McKinney, il était d’ailleurs devenu coach des Lakers presque par hasard. « C’était soit moi, soit le soigneur. Il n’y avait qu’un assistant à l’époque. Donc la décision était facile pour Dr. Buss. »

Quelques mois plus tard, il remportait le titre, grâce notamment au rookie Magic Johnson, auteur d’un Game 6 monumental pour combler l’absence de Kareem Abdul-Jabbar. « Magic a pris sa place comme pivot, puis son premier tir a été un petit sky hook. Ensuite, il a tout fait. Un peu comme Wemby. »

Paul Westhead a aussi eu une pensée pour Hank Gathers, son ancien joueur à Loyola Marymount, mort en plein match en 1990. « Comme compétiteur, il n’y avait pas mieux. » Face à LSU, contre Shaquille O’Neal et Chris Jackson, le phénomène avait ainsi commencé la rencontre à 0/5 au tir, en se faisant contrer ses cinq premiers shoots. « Il a dit à l’équipe : ‘Donnez-moi la balle.’ Il a fini avec 45 points et 25 rebonds. »

Au moment de conclure, l’entraîneur de 87 ans a toutefois surtout voulu remercier sa famille, et son soutien constant après « 18 » ou « 20 » déménagements. « Sans le soutien de votre famille, le coaching est déjà assez difficile. Mais sans votre famille derrière vous, c’est presque impossible » a-t-il ainsi joliment terminé.

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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