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Victor Wembanyama : « On est un peu comme des enfants gâtés »

NBA – Avant ce Game 2, Victor Wembanyama avait reconnu que l’inexpérience et la jeunesse des Spurs pouvaient être un défaut à ce stade de la compétition.

victor wembanyamaD’un côté, il y a des Spurs un peu tout feu tout flamme, et de l’autre, il y a des Knicks sûrs de leur basket. Ces Finals 2026 rappellent un peu les Finals 2007 entre les Cavaliers et les Spurs ,lorsque LeBron James et les siens s’étaient fait « sweeper » par la bande de Tim Duncan. Mais cette fois, ce sont les Spurs qui sont inexpérimentés et presque indisciplinés.

En face, les Knicks maitrisent leur sujet. Ils jouent à leur rythme, et qu’ils prennent un 14-0 dans les dents en plein « money time » comme dans le Game 2 ou qu’ils se retrouvent à -22 dans le 4e quart-temps comme en finale de conférence, ils ne paniquent pas. Interrogé avant la rencontre par un confrère français sur le comportement des Spurs, toujours dans la réaction, Victor Wembanyama a peut-être trouvé la clé de ce comportement.

« C’est clair, je suis complètement d’accord » avait répondu Wemby à propos de cette tendance à être dans la réaction. « Je pense que c’est à cause de notre manque d’expérience et de notre jeunesse à la fois. Pour moi, les deux meilleurs exemples sont Minnesota et New York, qui sont expérimentées et qui réalisent la chance d’être en finale, et que ce n’est pas garanti que ça se reproduise. Quant à nous, nous sommes un peu comme des enfants gâtés. Pour certains d’entre nous, c’est notre première saison, ou l’une de nos premières saisons, et nous sommes déjà en finale. Nous ne réalisons pas encore pleinement cela. Et pour moi, l’équipe qui valorise le plus la position dans laquelle elle se trouve sera celle qui gagnera. »

Après avoir mis en avant leur inexpérience et cette forme d’insouciance pour avancer dans ces playoffs, les Spurs sont donc peut-être rattrapés par leur jeunesse. À écouter Wemby, ils n’ont pas pris conscience que c’est peut-être l’occasion d’une vie, contrairement à des joueurs comme Karl-Anthony Towns qui attendaient ça depuis des années.

Aucune garantie de revenir en finale…

Avant la rencontre, Harrison Barnes avaient aussi mis en garde ses jeunes coéquipiers. « Il n’y a absolument aucune garantie de revenir en finale… » avait-il prévenu. « Peu importe ce que l’on pense de son équipe. Combien de fois a-t-on entendu : ‘Oklahoma City sera là pendant les trois prochaines années’… ‘Phoenix sera là pendant les trois prochaines années’… ‘Milwaukee, Denver…’ On entend ça chaque année. La réalité, c’est qu’on n’en sait rien. Nous ne pensons pas que c’est leur seule chance et que, parce que nous sommes jeunes, nous aurons forcément plein d’autres opportunités. Très honnêtement, cela pourrait être la dernière fois que les deux équipes disputent les Finales pendant longtemps. Personne ne le sait. »

Voilà pourquoi Harrison Barnes, qui retrouve les Finals dix ans après le revers face aux Cavaliers sous les couleurs des Warriors, a demandé à ses jeunes partenaires de profiter de l’instant présent et de ne pas avoir en tête qu’il y aura forcément d’autres moments comme ça.

« J’ai dit à Dylan Harper et Carter Bryant qu’ils étaient probablement les joueurs les plus chanceux de la NBA. Ils sortent tout juste de l’université, remportent 60 matchs et jouent les Finales dès leur saison rookie. Ils ne connaissent rien d’autre ! » sourit-il. « Voilà deux ‘lottery picks» qui n’ont même pas encore vu le revers de la médaille. C’est agréable de voir leur enthousiasme et leur fraîcheur. Certains d’entre eux regardaient encore les Finals à la télévision l’an dernier. Aujourd’hui, ils y participent. C’est plutôt incroyable. Mais le plus important reste de tout laisser sur le terrain. Il ne faut avoir aucun regret. Il ne faut pas être tellement absorbé par l’événement qu’on en oublie le moment présent. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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