Magazine News Previews

[Previews] Chicago repart de zéro

Mince, vous êtes où les gars ?!? Ne me laissez pas tout seul à Chicago !Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA.

Comme la saison régulière débute mi-octobre, on démarre dès aujourd’hui avec Chicago qui a lancé l’intersaison de façon assez inattendue, le 22 juin dernier, avec un blockbuster deal qui a vu partir son franchise player, Jimmy Butler, pour Minnesota. Puis, le 19 juillet, ce fut au tour de Rajon Rondo de quitter le navire, direction la Louisiane.

L’objectif de la manœuvre deux mois après une sortie décevante mais honorable au premier tour des Playoffs face aux Celtics ? « La reconstruction », des mots du GM, Gar Forman, avec (encore) de nouveaux visages, comme Zach LaVine ou Lauri Markkanen. À l’heure où Dwyane Wade s’interroge sur son avenir après des promesses non-tenues, et alors que Nikola Mirotic est toujours free agent, la franchise de l’Illinois doit déjà s’attendre à un exercice 2017-2018 compliqué avant d’espérer connaître des jours meilleurs.

Un beau gâchis !

L’histoire aurait pu être belle sur les bords de la Chicago River. Le retour de l’enfant du pays Dwyane Wade a redonné le sourire aux fans et constitué l’un des événements de l’intersaison 2016-2017. Le style de Rajon Rondo semblait coller avec la philosophie de jeu de Fred Hoiberg, dont les effets commençaient à se faire attendre. Et avec un Jimmy Butler au sommet de son art, les Bulls avaient de quoi jouer les trouble-fêtes. À l’arrivée, au terme d’une saison marquée une inconstance chronique et des tensions internes impliquant notamment Rajon Rondo, auteur de sa pire saison statistique depuis son année de rookie (7.8 pts, 6.7 pds en 27 minutes par match), Chicago a miraculeusement réussi à accrocher le 8e spot.

Ironie de l’histoire, les coéquipiers de Joffrey Lauvergne, arrivé en cours de route, ont prouvé lors du premier tour des Playoffs face à Boston qu’ils avaient le talent pour bel et bien jouer les trouble-fêtes. Sur les postes extérieurs, mais aussi dans la peinture, là où on leur promettait l’enfer, avec 55 prises en moyenne sur la série. Une série qui a basculé en fin de Game 2, lorsqu’un Rajon Rondo retrouvé se fracturait le pouce, alors que sa formation menait 2-0 avec deux matchs à la maison à suivre. La suite est tout aussi douloureuse, un 4-0 pour les Celtics, laissant aux hommes de Fred Hoiberg un sentiment d’inachevé pour le moins désagréable.

Bye bye Butler

Malgré cette malheureuse sortie de route, on aurait vu d’un bon œil un brin de stabilité au sein de l’effectif, un an après les départs de Derrick Rose et Joakim Noah. Mais le front office des Bulls n’a pas tardé à afficher ses intentions au grand jour en réalisant un deal majeur au soir de la draft, le 22 juin dernier. On savait les Wolves de coach Thibodeau intéressés par le cas de Jimmy Butler, mais on ne voyait pas forcément Chicago céder son franchise player contre Zach LaVine, Kris Dunn et un 7e choix qui deviendra Lauri Markkanen. L’opération « reconstruction » ne s’est pas arrêtée là puisque Joffrey Lauvergne, Michael Carter-Williams, et surtout Rajon Rondo ont également fait leur valises vers d’autres horizons, offrant l’opportunité à Fred Hoiberg de repartir d’une feuille quasi blanche. Déçu par les promesses non tenues par leurs dirigeants après le départ de Jimmy Butler, Dwyane Wade et Nikola Mirotic se laisseront peut-être tentés par un challenge plus intéressant ailleurs. L’expression « repartir de zéro » prendrait alors tout son sens du côté de Windy City.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Lauri Markkanen (7e choix draft), Kris Dunn (Minnesota), Zach LaVine (Minnesota), Justin Holiday (New York), Antonio Blakeney (NCAA, non drafté, 2WC), David Nwaba (LA Lakers/G-League), Ryan Arcidiacono (G-League, 2WC), Quincy Pondexter (New Orleans), Diamond Stone (LA Clippers/Atlanta)

Départs : Jimmy Butler (Minnesota), Joffrey Lauvergne (San Antonio), Rajon Rondo (New Orleans), Michael Carter-Williams (Charlotte), Isaiah Canaan, Anthony Morrow, Nikola Mirotic (?)

LE JOUEUR À SUIVRE : Lauri Markkanen, « The Finnisher »

Aux côtés d’un Zach LaVine dont on attend qu’il franchisse un palier à Chicago, l’intérieur finlandais Lauri Markkanen (20 ans, 2m13) sera peut-être l’une des belles surprises de la saison. Le rookie, sélectionné grâce à l’échange impliquant Jimmy Butler, a été resplendissant au dernier EuroBasket. Parmi les révélations de la compétition, il a grandement participé à la qualification de son pays pour les 16e de finale avec des stats impressionnantes (19.5 points à 53.3% d’adresse dont 47.8% à 3-points et 5.7 rebonds en moyenne sur six matchs). Présenté comme le nouveau Dirk Nowitzki, Lauri Markkanen a notamment montré face à la France, devant plus de 10 000 spectateurs en transe, qu’il savait faire preuve de sang-froid et inscrire des tirs décisifs qui ont offert au peuple finlandais une victoire historique. Après une année d’adaptation réussie aux Wildcats d’Arizona (15.5 points, 7.1 rebonds en moyenne), et un tournoi international brillant, celui que l’on surnomme déjà le « Finn-isher » aura le champ libre pour démontrer tout son potentiel. De quoi susciter de la curiosité et un brin d’espoir dans les travées de l’United Center au cours d’une saison qui s’annonce difficile.

LE CINQ MAJEUR DU DÉBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Kriss Dunn, Cameron Payne, Ryan Arcidiacono

Arrières : Justin Holiday, Jerian Grant, David Nwaba, Antonio Blakeney

Ailiers : Denzel Valentine, Quincy Pondexter

Ailiers-forts : Lauri Markkanen

Pivots : Cristiano Felicio, Diamond Stone

MOYENNE D’AGE : 25,3 ans
MASSE SALARIALE : 76,5 millions de dollars (30e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Les Bulls peuvent compter sur un Zach LaVine revanchard, déterminé à faire taire les mauvaises langues et de jeunes éléments davantage responsabilisés qui répondent présents. Comme Lauri Markkanen, digne successeur de Dirk Nowitzki et auteur d’une saison rookie flamboyante. Malgré le retour d’un basket enthousiasmant floqué du sceau Hoiberg, ces Bulls ne sont pas en mesure de viser très haut à l’Est. Un bilan à l’équilibre semble être l’objectif maximum.

SI TOUT VA MAL

D-Wayde et Mirotic voient le vent tourner et s’envolent très rapidement vers d’autres cieux. L’effectif est trop léger sur bien des points pour répondre aux exigences de la saison régulière. Robin Lopez est trop seul dans une raquette abandonnée aux quatre vents. La moindre absence ou blessure d’un des joueurs du cinq majeur finit par plonger Chicago dans une série de défaites interminable. Résultat : Chicago termine bon dernier de la NBA, et aura 1 chance sur 4 de sélectionner en numéro 1 lors de la prochaine draft. Et si c’était ça, le véritable objectif des dirigeants cette saison ?

Basket USA

à lire aussi

Commentaires Forum (et HS)  |  +  |  Règles et contenus illicites  |  0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *