Le temps où les Spurs pouvaient se présenter comme une équipe en construction semble déjà loin. Après six années sans playoffs, San Antonio a remporté 62 matchs la saison passée, décroché la deuxième place de la conférence Ouest, éliminé le Thunder en finale de conférence et atteint les NBA Finals, avant de s’incliner face aux Knicks.
À l’aube de sa quatrième saison en NBA, Victor Wembanyama sait donc que son équipe ne surprendra plus personne. Les Texans sont passés du statut de chasseurs à celui de proies, avec des attentes qui n’ont jamais été aussi élevées depuis l’arrivée du Français.
« Nous nous battons pour atteindre le sommet de la montagne et nous allons devoir écarter ceux qui se trouveront sur notre chemin », a-t-il lancé lors du « Media Day » des Spurs. « C’est simplement comme ça. »
Des nuits blanches à oublier la défaite en finale
Mais avant d’entamer cette nouvelle ascension, Wemby a eu besoin de temps pour digérer ce dernier revers. Lui qui accorde une importance capitale au sommeil et à la récupération a même connu quelques nuits difficiles.
« Cela a parfois été difficile de m’endormir. Ce sont des émotions fortes », a-t-il reconnu. « Mais il arrive un moment où l’on accepte de devoir traverser tout cela. Il faut ressentir toutes ces émotions. Ne se cacher de rien. »
Victor Wembanyama a donc choisi d’affronter cette déception plutôt que de chercher à l’oublier. Il a pris le temps d’assimiler l’échec, avant de reprendre le travail. Car après avoir atteint les Finals plus rapidement que prévu, les Spurs savent désormais que le simple fait de retrouver les playoffs ne pourra plus suffire.
À titre personnel, le Français n’est plus seulement le phénomène appelé à dominer dans le futur. À 22 ans, il doit maintenant composer avec les critiques, les provocations et l’attention réservées aux meilleurs joueurs.
« C’est souvent trop, mais cela fait partie du jeu », a-t-il reconnu. « Ce n’est pas pour cela que je travaille, mais c’est, dans une certaine mesure, un symbole de réussite. C’est la partie que j’aime le moins dans l’expérience des playoffs et des Finals, mais c’est un bon signe. Alors oui, j’en veux encore. »
La pression « comme une grande marque de respect »
La saison passée, Victor Wembanyama a encore repoussé les limites : défenseur de l’année, meilleur contreur pour la troisième année consécutive, troisième des votes pour le MVP et membre de la All-NBA First Team.
Ces performances, ajoutées au parcours des Spurs, ont changé le statut de San Antonio. Victor Wembanyama ne cherche pourtant pas à se soustraire à cette nouvelle réalité. Il considère même le fait d’être ciblé comme une forme de reconnaissance : « C’est simplement comme ça. Je le prends aussi comme une grande marque de respect. »
Après avoir remporté l’Ouest, le Français refuse logiquement d’abaisser les ambitions de son équipe. « Nous ne voulons pas faire moins bien cette saison », a-t-il prévenu. « Nous sommes dans une excellente position. Nous avons faim, nous sommes ambitieux. Je ne pourrais pas imaginer une meilleure source de motivation. »
| Victor Wembanyama | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2023-24 | SA | 71 | 29:40 | 46.5 | 32.5 | 79.6 | 2.3 | 8.4 | 10.6 | 3.9 | 2.2 | 1.2 | 3.7 | 3.6 | 21.4 |
| 2024-25 | SA | 46 | 33:12 | 47.6 | 35.2 | 83.6 | 1.8 | 9.2 | 11.0 | 3.7 | 2.3 | 1.1 | 3.2 | 3.8 | 24.3 |
| 2025-26 | SA | 64 | 29:09 | 51.2 | 34.9 | 82.7 | 2.0 | 9.5 | 11.5 | 3.1 | 2.4 | 1.0 | 2.4 | 3.1 | 25.0 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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