Au terme de playoffs maîtrisés, lors desquels ils n’ont laissé filer que deux rencontres, les Knicks ont mis fin à 53 ans de disette en battant les Spurs de Victor Wembanyama en Finales NBA (4-1).
Pourtant, la saison n’a pas forcément été aussi tranquille dans le vestiaire des champions. Dès janvier, alors que New York venait de perdre neuf matchs sur onze, Jalen Brunson avait même convoqué une réunion entre joueurs après une lourde défaite à domicile face à Dallas. Le capitaine avait alors demandé à ses coéquipiers de chercher les solutions entre eux plutôt que du côté du staff.
Quelques semaines plus tard, les interrogations étaient toujours présentes et ESPN faisait état de tensions autour de Mike Brown, notamment concernant son utilisation de Jalen Brunson et le fonctionnement de l’équipe.
Au moment de lancer leur campagne de playoffs, les Knicks étaient donc loin d’avancer dans une totale sérénité. C’est à ce moment-là que Mike Brown a pris les choses en main. Le technicien a d’abord rencontré séparément chacun de ses cinq titulaires, avant de les réunir pour leur permettre de mettre leurs différends sur la table.
Pour Rick Brunson, père de Jalen, cette initiative a été déterminante. Invité du podcast Hardwood Knocks, l’assistant estime d’ailleurs que le rôle de Mike Brown dans le titre des Knicks a été largement sous-estimé.
« C’est là que nous avons décollé »
« Tout l’été, j’ai entendu parler d’à quel point Jalen, OG, Karl-Anthony Towns et tous les joueurs étaient formidables, mais je n’ai pas entendu parler du travail réalisé par Mike Brown », a-t-il regretté. « Ce que Mike a fait pour nous permettre d’avoir ne serait-ce qu’une chance était pourtant vraiment exceptionnel. »
Le principal intéressé avait choisi une méthode très directe.
« Juste avant les playoffs, on a eu une mauvaise période, et Mike s’est entretenu avec chacun des titulaires en leur demandant de vider leur sac », poursuit Rick Brunson. « Ensuite, il les a tous réunis et leur a dit : ‘Toi, tu as dit ça à son sujet, et toi, tu as dit ça sur lui. Alors, quel est le problème ?’ »
L’idée n’était pas forcément de régler des conflits personnels mais bien de permettre aux joueurs d’exprimer leurs frustrations sur le terrain. Afin de trouver des solutions concrètes.
« Évidemment, tout concernait le basket : ‘Moi, je peux faire ça’, ‘Toi, tu fais trop souvent ça’ ou encore ‘Tu ne fais pas assez ceci’. Ils ont réellement échangé et ont fini par mieux se comprendre. Je vous le jure, c’est à partir de là qu’on a décollé » clame encore Rick Brunson.
La réunion a en effet précédé la montée en puissance des Knicks. Même lorsqu’ils se sont retrouvés menés 2-1 par Atlanta au premier tour, le groupe est resté convaincu de pouvoir retourner la série.
« On sentait toujours qu’on était la meilleure équipe », assure Rick Brunson. « Évidemment, ensuite, il faut aller sur le terrain et le prouver. » New York l’a fait, en enchaînant ensuite 13 victoires jusqu’au titre. Une séquence qui pousse encore aujourd’hui Rick Brunson à remettre en avant le rôle du coach dans ce titre.
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