Au tour de Lisa Leslie d’avoir sa statue à Los Angeles

WNBA – La statue de la native de Compton a été dévoilée sur la célèbre Star Plaza située devant l’enceinte des Sparks, où elle a joué toute sa carrière, de 1997 à 2009.

lisa leslie

Il aura fallu attendre que la WNBA fête ses 30 ans pour que la légende de Lisa Leslie soit honorée à sa juste valeur. Avant le match remportée par les Sparks face au Fire, l’ancienne intérieure a été célébrée avec la sortie de terre officielle d’une statue à son effigie.

La double-championne WNBA rejoint d’autres monuments du basket ayant reçu la même distinction sur le célèbre Star Plaza, comme Kareem Abdul-Jabbar, Elgin Baylor, Kobe Bryant, Magic Johnson, Shaquille O’Neal, Pat Riley ou encore Jerry West.

Un mix entre dureté, talent et grâce

La cérémonie s’est tenue en présence de joueurs mythique des Lakers comme Magic Johnson, Byron Scott, James Worthy et Michael Cooper, ainsi que son ancienne coéquipière (et Hall of Famer) Candace Parker.

« Tout d’abord, elle est mignonne », a-t-elle déclaré en découvrant pour la première fois la statue en bronze représentant son dunk emblématique, le tout premier de l’histoire réussi par une joueuse en WNBA. « J’étais tellement inquiète. Je ne voulais pas ressembler à un linebacker là-haut. Mais elle est mignonne. Je voulais m’assurer que cette statue soit un mélange parfait entre l’audace et l’esprit de compétition qui m’ont caractérisée, qui me caractérisent encore et qui me caractériseront toujours. Mais aussi… je portais mes rubans, j’avais les ongles vernis – ce que vous ne pouvez pas voir –, mais la fille que j’étais avait mis du vernis parce que je n’ai jamais voulu que les garçons ou les hommes pensent que je sois un garçon. Je voulais jouer avec autant d’intensité qu’elles, mais je voulais aussi qu’elles sachent que je me respectais et que j’étais une femme. Et je voulais que les petites filles voient mes rubans quand je jouais, car je voulais qu’elles puissent se reconnaître en moi ».

L’intérieure avait confié avant la cérémonie avoir du mal à réaliser qu’elle allait assister à ce moment… de son vivant, et que tout a fini par prendre forme lors des étapes qui ont mené à la conception de cette statue, réalisée par le sculpteur Omri Amrany et l’artiste Julie Rotblatt Amrany.

« Vous savez, c’est un peu surréaliste d’être en vie, je crois, et de voir une statue à son effigie prendre forme », avait-elle souligné. « Quand j’ai commencé à travailler sur le projet, à me demander quelle pose je voulais adopter et à régler tous les détails, c’est là que c’est devenu vraiment concret. »

Kobe Bryant et Magic Johnson comme nouveaux voisins

Sa statue trône désormais en bonne compagnie, aux côtés de celle de Magic Johnson et de son «frère», feu Kobe Bryant, avec qui elle a grandi comme l’une des icônes de la Cité des Anges au début des années 2000.

« Je me trouve juste en face de mon petit frère, Kobe, et je suis tellement reconnaissante envers la famille Bryant d’être ici. Je vous aime tous», a-t-elle ajouté. « Je suis juste en face de Kobe. Je suis juste à côté de Magic. Des personnes qui ont tant apporté à ma vie. Je ne le dirai jamais assez : être immortalisée ici, à Hollywood, c’est aussi un héritage durable dont mes ancêtres seraient fiers ».

Honorée et présente lors du match qui a suivi entre les Sparks et le Fire, avec une cérémonie spécialement organisée à la mi-temps afin qu’elle puisse recevoir une nouvelle ovation de la Crypto.com Arena, Lisa Leslie a également eu un mot pour la WNBA qui a pris une nouvelle envergure sur le plan médiatique ces dernières années. C’est aujourd’hui une fierté pour une des pionnières comme elle de voir une telle évolution.
« C’est avec la fierté d’une mère que je les regarde jouer », a-t-elle ajouté. « Je suis tellement fière du chemin parcouru par le basket féminin. À l’époque où nous jouions, on avait du soutien et des fans. Je ne veux pas oublier les fans qui sont là depuis le tout début. Mais notre rêve a toujours été que tous les Américains, sans exception, puissent nous voir, percevoir notre beauté, notre force, notre travail acharné et notre résilience. Bon, peut-être que tout le monde ne dunkait pas, mais ça restait un jeu incroyable. C’était un jeu physique, joué dans les règles de l’art. Et ça a toujours été mon rêve et mon espoir que les gens puissent s’en rendre compte.  Aujourd’hui, on le voit, et à grande échelle. On bénéficie du soutien que j’avais toujours espéré».
Il ne lui reste plus qu’à espérer revoir les Sparks en haut de l’affiche. Ce ne sera pas pour cette année, même si les protégées de Lynne Roberts lui ont fait honneur en disposant de Portland par 21 points d’écart, emmenées par une Nneka Ogwumike qui fait partie de ses plus dignes successeures.

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