Julie Allemand est entrée un peu plus dans l’histoire du basket belge. Lors de la victoire de la Belgique face à l’Australie (80-68), synonyme de qualification directe pour les quarts de finale, la meneuse des Belgian Cats a distribué sept passes décisives pour porter son total à 111 en Coupe du monde.
Elle dépasse ainsi l’Espagnole Laia Palau (108), mais aussi deux légendes de Team USA, Sue Bird (107) et Dawn Staley (103), selon les comptes de la FIBA.
« Je suis vraiment fière parce que c’est comme ça que nous jouons avec la Belgique », a réagi Julie Allemand. « Nous jouons de manière tellement désintéressée. Je suis heureuse d’avoir ce record, surtout quand on regarde les noms qui sont à mes côtés. »
À 30 ans, la meneuse dispute seulement sa troisième Coupe du monde, après celles de 2018 et 2022. Elle avait d’ailleurs immédiatement marqué les esprits pour sa première participation puisqu’elle avait distribué 13 passes contre la France, toujours l’une des références de la compétition.
« Nous aimons jouer les unes pour les autres »
Avant même de devenir officiellement la nouvelle détentrice du record, Julie Allemand insistait surtout sur sa dimension collective.
« Avec la Belgique, nous aimons partager le ballon. Nous aimons faire des passes et jouer les unes pour les autres. Donc je pense que ça signifie encore plus », expliquait-elle à la FIBA. « Cela montre à quel point la Belgique est forte lorsque nous jouons en équipe. Je suis fière que ce soit un record de passes et pas autre chose. »
Un accomplissement qui impressionne également Mike Thibault.
« C’est énorme. La meilleure passeuse de l’histoire de la Coupe du monde ! Et il y a quand même quelques très bonnes joueuses sur cette liste », souriait le sélectionneur belge après la victoire face à l’Australie.
Cette performance s’inscrit dans un début de tournoi solide des Belgian Cats, qui ont remporté leur groupe en étant invaincues. Julie Allemand en est l’un des principaux moteurs, avec Emma Meesseman et Julie Vanloo.
Julie Allemand profite aussi de ce record pour rappeler que l’influence d’une joueuse ne se mesure pas uniquement à ses points…
« Tout le monde pense aux points, aux dribbles et aux highlights, mais parfois, c’est aussi bien d’avoir une vraie meneuse dans son équipe », souligne-t-elle. « Regardez-moi : on peut quand même avoir une belle carrière. »
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