En battant l’Australie, la Belgique confirme ses grandes ambitions

Invaincue, la Belgique a validé sa qualification pour les quarts de finale en dominant l’Australie (80-68). Une victoire référence qui confirme la montée en puissance de Cats aux grandes ambitions.

BelgiqueLa meneuse Julie Allemand avait prévenu à quelques heures du match face à l’Australie, capital pour assurer la qualification en quarts de finale : « Ça va encore être un gros combat. » Autant dire qu’elle n’a pas été déçue.

Dès l’entame, les Australiennes ont imposé énormément d’intensité, un registre qui avait beaucoup gêné les Cats dimanche face à Porto-Rico. Cette fois, elles étaient préparées et n’ont pas perdu de temps pour répondre au défi physique, à l’image du duo d’intérieures Emma Meesseman et Kyara Linskens, toutes deux en double-double.

Un match référence

Face à l’adversaire le plus relevé qu’elles aient rencontré depuis le début de la compétition, les joueuses de Mike Thibault ont livré leur prestation la plus aboutie. Jamais réellement inquiétée par une Australie privée d’Alanna Smith, la Belgique pourra s’appuyer sur cette performance pour la suite du tournoi.

« C’était un test pour voir où on se situait dans ce tournoi », analysait Julie Vanloo après la rencontre. « On a réussi à faire un très bon match et à être en contrôle tout du long. C’est vrai que parfois l’Australie revenait, mais on est restées matures. »

Les Belges ont notamment affiché un très beau visage défensif, en ne concédant que six rebonds offensifs à des Australiennes pourtant particulièrement performantes dans ce secteur. Le tout avec six heures de récupération de moins que leurs adversaires.

« On était prêtes », a ajouté Julie Vanloo. « On n’avait pas beaucoup de temps, on a fait de la vidéo juste après le match d’hier (terminé à 19h30 face à Porto-Rico, NDLR). On a fait un super boulot. Tout le monde était dedans et avait envie de gagner. »

L’enjeu avait évidemment décuplé cette envie de l’emporter. Avec trois victoires en autant de rencontres, la Belgique rejoint ainsi la France et les États-Unis en quarts de finale.

Julie Allemand en métronome

Ce bilan parfait sur le plan comptable, les Cats le doivent aussi à Julie Allemand. Malgré un début d’été en demi-teinte au Canada, où son utilisation n’a pas toujours semblé idéale, la meneuse a retrouvé ses repères depuis le début de cette Coupe du Monde.

Après avoir distribué 10 passes décisives en ouverture contre la Turquie, elle a frôlé le triple-double dimanche (11 points, 10 rebonds, 8 passes) avant d’enchaîner face aux Opals (11 points, 7 passes). Elle est également devenue la passeuse la plus prolifique de l’histoire du Mondial. Le symbole d’un rythme retrouvé pour la meneuse, qui ne prend pourtant rien pour acquis.

« Honnêtement, là, je viens de loin. Ça n’a vraiment pas été facile à Toronto. Ici, se réajuster avec l’équipe nationale, ce n’est pas facile non plus. Je prends mes options dès que je les vois. Je sais que par moments, je dois être encore un peu plus agressive. Mais voilà, je pense qu’ici, avec les Cats, on se connaît tellement bien qu’on sait de qui on a besoin à quel moment. […] J’essaie de tout donner parce que quand tu joues pour le pays, t’as même envie de donner plus que ce que t’as. »

« Le coach veut la médaille d’or »

Un dévouement partagé par l’ensemble du groupe, très impliqué depuis le début du tournoi. Il faut dire que la génération dorée du Plat Pays avance en âge et que ce Mondial représente peut-être l’une de ses dernières grandes occasions d’aller chercher le plus bel accomplissement de son histoire.

« Comme l’a dit le coach, il veut la médaille d’or. Moi, je veux juste aller chercher une médaille. Parce qu’on n’en a pas encore eu jusqu’à présent aux championnats du monde. Quand tu peux chercher une médaille, ça veut dire que tu es dans le dernier carré et après tu donnes tout. On verra bien. Mais on veut être au top du top évidemment. »

Des ambitions à la hauteur de leur statut. Doubles championnes d’Europe en titre, les Belges ne sont encore jamais montées sur un podium mondial. Elles en étaient pourtant passées tout près il y a deux ans à Paris, avant d’échouer lors de la petite finale face à l’Australie.

Cette fois, les Cats viennent justement de prendre le dessus sur les Opals. Reste désormais à connaître l’identité de leur adversaire en quarts de finale.

À Berlin

WhatsAppSuivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Google ActualitésSuivez nous également sur Google Actualités

Rédacteur de contenu Nicolas Bulach
Tags →
Le fil info en direct
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |