Passée tout près d’un immense exploit face à Team USA, l’Italie a forcément quitté le parquet avec beaucoup de frustration. Et Cecilia Zandalasini plus encore que ses coéquipières.
Sur la dernière possession, alors que les Italiennes avaient encore l’occasion d’égaliser, l’ailière des Valkyries s’est retrouvée sous la pression de Jackie Young. Elle a alors réclamé un contact au niveau du visage, sans que les arbitres ne sifflent de faute, avant de récupérer le ballon et de manquer le 3-points de l’égalisation au buzzer.
Une action difficile à juger de façon définitive au ralenti, mais qui a provoqué une réaction très vive de Cecilia Zandalasini après la sirène. L’Italienne est allée demander des explications aux arbitres avant d’être éloignée par son sélectionneur, Andrea Capobianco.
Quelques minutes plus tard, elle a présenté ses excuses pour son comportement, sans revenir sur le fond.
« Je voudrais m’excuser pour la façon dont j’ai réagi à la fin envers l’équipe adverse. Il y a eu beaucoup d’émotions dans ce match, mais j’aurais dû mieux les contrôler. Je veux aussi m’excuser auprès des arbitres. C’est simplement que lorsque je porte ce maillot, j’imagine que ça fait sortir une différente « bête » en moi. Maintenant, je me sens même gênée par la façon dont j’ai réagi, c’est tout », a-t-elle déclaré en introduction de sa conférence de presse.
« On a montré de quoi on était capables »
Andrea Capobianco a pour sa part dédramatisé la séquence, en se réjouissant que l’œil de sa joueuse n’ait rien. Une manière de tourner rapidement la page après une fin de rencontre forcément chargée émotionnellement.
Car l’Italie peut surtout retenir la qualité de sa prestation. Encore devant à moins de quatre minutes de la fin (50-49), elle a longtemps fait déjouer Team USA avant de finalement s’incliner 55-52.
« On voulait casser leur rythme, parce qu’on sait que lorsqu’elles jouent en rythme, elles sont vraiment inarrêtables. On a essayé la zone, différents match-ups et de switcher. Nos intérieures ont aussi fait un super boulot sur les leurs, parce qu’on savait qu’elles voulaient mettre le ballon dans la peinture et marquer près du cercle. On a aussi su défendre très fort et rester très proches de leurs shooteuses. C’était le plan de jeu, et on a joué avec notre cœur. C’était la clé », a expliqué Cecilia Zandalasini.
Une performance qui doit désormais servir de référence, plutôt que de laisser la frustration de la dernière action prendre le dessus.
« On a un très gros match demain (ce soir face à la Chine). On a montré de quoi on était capables, mais on veut continuer et ne pas simplement s’arrêter là ou perdre la tête à cause de ce match. C’est encore un long tournoi. »
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