Chelsea Gray, de disciple à mentor avec Team USA

Championne du monde en 2022 et double championne olympique, Chelsea Gray a longtemps appris aux côtés de Sue Bird et Diana Taurasi avec Team USA. À 33 ans, elle a changé de statut.

chelsea grayQuatre ans peuvent suffire à inverser les rôles. Lors de la Coupe du monde 2022, Chelsea Gray découvrait encore la compétition et pouvait s’appuyer sur l’expérience accumulée par les légendes de Team USA.

« J’étais vraiment nouvelle dans tout ça », se souvient-elle. « C’était une expérience différente et j’étais enthousiaste. Tous les pays étaient là. J’étais simplement heureuse de pouvoir jouer au basket dans un pays où je n’étais jamais allée. »

La meneuse de Las Vegas possédait pourtant déjà une médaille d’or olympique, remportée un an auparavant aux côtés de Sue Bird à Tokyo. Puis, en 2024 à Paris, c’est avec Diana Taurasi qu’elle avait ajouté une nouvelle médaille d’or à son palmarès. Deux légendes dont Chelsea Gray a surtout observé le comportement.

« Elles établissaient le standard à chaque fois », explique-t-elle. « Elles avaient tellement d’expérience sur ce que signifie jouer à un niveau aussi élevé et représenter quelque chose de plus grand que soi-même. »

A elle de transmettre à Caitlin Clark et Paige Bueckers

À Berlin, la situation est désormais bien différente. Team USA vise un cinquième titre mondial consécutif et Chelsea Gray fait partie des joueuses les plus expérimentées de l’effectif. À ses côtés se trouve une nouvelle génération particulièrement talentueuse, notamment sur les postes extérieurs avec Caitlin Clark, Paige Bueckers ou encore Sonia Citron. Cette fois, c’est donc Chelsea Gray que les plus jeunes peuvent observer.

« Il s’agit d’apporter ce leadership et cette voix, notamment parce que je suis déjà passée par là », poursuit-elle. « J’ai l’expérience de la Coupe du monde et des Jeux olympiques. Je sais ce que cela signifie et quelles sont les exigences lorsqu’on porte le maillot de Team USA. »

Une transmission qui ne signifie pas que les nouvelles venues doivent patienter avant de prendre leurs responsabilités. Dès le premier match face à la Chine, Caitlin Clark et Paige Bueckers ont ainsi inscrit 14 points chacune dans la large victoire américaine (94-61), la première distribuant également 11 passes décisives. Jackie Young a ajouté 12 points. Pour Chelsea Gray, cette richesse représente la principale force de cette sélection.

« Tout le monde est extrêmement polyvalent. Ça rend les choses difficiles pour les autres pays lorsqu’ils doivent nous préparer, parce qu’il peut se passer énormément de choses différentes. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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