Caitlin Clark : « C’est incroyable de faire partie d’un groupe aussi talentueux »

Pour leur première apparition en Coupe du monde, Caitlin Clark et Paige Bueckers n’ont pas tardé à trouver leurs marques. Des débuts réussis et le sentiment que Team USA dispose d’une force de frappe assez exceptionnelle.

caitlin clark

Pour une première, Caitlin Clark pouvait difficilement espérer mieux. Face à la Chine, la meneuse du Fever a immédiatement endossé un rôle de créatrice, terminant avec 14 points et surtout 10 passes décisives. Une manière de rappeler que dans une sélection aussi riche en talents, elle n’a pas forcément besoin d’empiler les tirs pour peser sur une rencontre.

« J’étais super contente [de faire mes débuts à la Coupe du monde]. Quand tu es entourée par cinq médaillées d’or, tu prends exemple sur elles. C’est incroyable de faire partie d’un groupe aussi talentueux. On peut me confier n’importe quel rôle, je vais jouer dur et me donner à fond. »

Une philosophie parfaitement adaptée à Team USA, où les responsabilités offensives sont forcément partagées. Face à la défense de zone chinoise, Caitlin Clark s’est ainsi surtout attachée à créer des décalages et à trouver ses partenaires dans les meilleures conditions.

« Peu importe à qui je fais la passe, je suis sûre qu’elle va réussir son tir. C’était d’autant plus important d’avoir ce rôle de passeuse lorsqu’elles étaient en zone. C’était l’une de mes priorités pour ce match : réussir à obtenir des tirs ouverts pour mes coéquipières. »

Clark comme centre de gravité

À ses côtés, Paige Bueckers a elle aussi terminé avec 14 points et les automatismes semblent déjà présents.

« Avec Caitlin, tout est naturel. On sait comment profiter du travail l’une de l’autre. Nous sommes des joueuses intelligentes qui se connaissent. Elle rend le match facile. Même quand elle n’a pas la balle, la défense est concentrée sur elle. Ça fait plus de place pour nous. »

Cette capacité de Caitlin Clark à attirer l’attention des défenses sans nécessairement avoir le ballon constitue évidemment une arme supplémentaire pour une sélection qui ne manque déjà pas de solutions. Et lorsque la meneuse monopolise plusieurs défenseuses, les espaces s’ouvrent naturellement pour Bueckers et les autres Américaines.

Pour Paige Bueckers, cette entrée dans le tournoi servait également à retrouver des sensations après le voyage et les premiers jours d’adaptation.

« Je me suis sentie bien. Évidemment, il fallait un peu se décrasser, avec le décalage horaire et la fatigue. J’avais envie de trouver mon rythme et j’ai pu prendre du plaisir. »

« Donner le ton en défense »

Mais la joueuse vedette des Wings a surtout insisté sur l’attitude nécessaire pour réussir dans ce genre de compétition. Dans une équipe où les talents offensifs sont innombrables, c’est aussi par l’intensité et la défense que chacune peut gagner sa place.

« Une chose que l’on ne peut jamais remettre en question, c’est ton cœur, ta passion. Forcément, tu vas rater des choses, mais ça ne doit jamais être remis en question. C’est de là que tout découle ensuite. J’ai essayé de donner le ton en défense, car c’est quelque chose que je peux contrôler pour me mettre dedans. »

Une approche qui résume bien le défi de cette sélection américaine. Avec autant de stars réunies, les points et les tirs doivent être partagés, et les rôles ne sont plus nécessairement ceux occupés en club. Caitlin Clark semble l’avoir parfaitement compris en privilégiant la création, tandis que Paige Bueckers a cherché à apporter son énergie des deux côtés du terrain.

Face à la Chine, la première copie a en tout cas été convaincante pour les deux anciennes premiers choix de Draft.

Propos recueillis par Nicolas Bulach à Berlin

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