La NBA tout proche d’un accord avec les marchés prédictifs

NBA – Cinq mois après le début des négociations avec Kalshi et Polymarket, la NBA aurait désormais transmis une proposition aux différents acteurs des marchés prédictifs.

Giannis AntetokounmpoLa question n’est désormais plus vraiment de savoir si la NBA va se lancer sur les marchés prédictifs, mais quand. En avril dernier, la ligue avait entamé des négociations avec Kalshi et Polymarket. Cinq mois plus tard, les discussions sont entrées dans une phase beaucoup plus concrète.

D’après les informations de Front Office Sports, les conditions contractuelles sont désormais sur la table.

« La NBA a fait circuler une proposition à tout le monde », explique un dirigeant du secteur, qui s’attend à des annonces dans le courant du mois de septembre. Une autre source estime qu’il y aura « presque certainement des accords avant le début de la saison ».

Et les deux géants Kalshi et Polymarket ne sont pas seuls concernés. Novig, Fanatics et Rothera, la coentreprise lancée par Robinhood et Susquehanna, participeraient également aux discussions.

Plus de 300 millions de dollars en jeu ?

Contrairement à la MLB, qui avait initialement choisi Polymarket comme partenaire exclusif, la NBA devrait privilégier plusieurs plateformes, avec différents niveaux de droits.

L’une d’elles pourrait néanmoins décrocher le statut de partenaire principal. Elle pourrait alors utiliser les logos et les marques de la NBA, accéder aux données officielles en temps réel et éventuellement bénéficier d’une présence publicitaire pendant les rencontres.

Un partenariat potentiellement extrêmement lucratif pour la ligue. La MLB s’est officiellement associée à Polymarket en mars, dans le cadre d’un accord que Front Office Sports estime à 300 millions de dollars sur quatre ans. Les acteurs interrogés par le média américain pensent que le partenaire principal de la NBA pourrait devoir débourser davantage. Mais le montant du chèque n’est pas le seul enjeu des négociations.

La NBA veut garder la main sur les marchés sensibles

Car la ligue réclame surtout des garanties concernant l’intégrité des compétitions et l’utilisation d’informations confidentielles.

Les marchés prédictifs fonctionnent en effet différemment des bookmakers traditionnels : leurs utilisateurs achètent et revendent des contrats dont la valeur dépend de la réalisation d’un événement. Aux États-Unis, ces plateformes revendiquent ainsi le statut de marchés financiers placés sous la supervision fédérale de la CFTC, plutôt que celui d’opérateurs de paris sportifs soumis aux différentes législations des États.

Une distinction juridique toujours très contestée. Fin août, une cour d’appel fédérale a notamment estimé que le Nevada pouvait imposer ses règles sur les jeux d’argent à Kalshi.

La NBA s’inquiète surtout des contrats portant sur des sujets pouvant être influencés par des informations internes : transferts, blessures, arbitrage ou sanctions disciplinaires. Elle avait également peu apprécié que Kalshi certifie des marchés liés à la G-League, même si ceux-ci n’ont finalement pas été proposés aux utilisateurs.

Un sujet d’autant plus sensible que la relation entre la NBA et ces plateformes avait déjà soulevé des interrogations après l’investissement de Giannis Antetokounmpo dans Kalshi. Pour l’instant, la ligue refuse d’ailleurs que ses franchises signent individuellement avec les marchés prédictifs. Plusieurs équipes se seraient renseignées, mais la NBA n’autorisera ces partenariats que lorsqu’elle estimera les protections suffisantes…

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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