Aliyah Boston tient sa revanche

Écartée chez les jeunes en 2016, Aliyah Boston s’était promis de ne plus jamais connaître pareille déception. Dix ans plus tard, la quadruple All-Star dispute à Berlin sa première Coupe du monde.

aliyah bostonAvant les titres, les médailles d’or et d’être le premier choix de la Draft, Aliyah Boston a connu l’échec. En 2016, encore adolescente, l’intérieure du Fever s’était présentée aux sélections de Team USA pour la Coupe du monde U17. Finaliste du camp, elle avait finalement découvert que son numéro ne figurait pas sur la liste des joueuses retenues.

« Ça avait été très dur pour moi. C’était la première fois que je participais à quelque chose où je pouvais être coupée », se souvient-elle. « Je me rappelle avoir pleuré et m’être dit : ‘Je ne veux plus jamais être coupée d’une équipe.’ Je me suis fixé comme objectif de faire l’équipe la prochaine fois que je reviendrais avec Team USA. Et c’est exactement ce que j’ai fait. »

Depuis, elle n’a plus connu pareille désillusion avec Team USA. Elle a remporté trois médailles d’or en trois étés avec les sélections de jeunes, affichant un bilan parfait de 19 victoires en 19 matchs, avant de découvrir la sélection senior lors de l’AmeriCup 2021, également conclue par un titre.

« J’ai encore l’impression de vivre un moment irréel »

À 24 ans, la joueuse d’Indiana s’apprête à franchir une nouvelle étape avec sa première Coupe du monde chez les « grandes ». Et malgré son CV déjà bien rempli, elle assure ressentir toujours la même émotion lorsqu’elle rejoint Team USA.

« J’ai encore l’impression de vivre un moment irréel. On ne considère jamais comme acquis le fait de pouvoir faire partie de l’équipe des États-Unis. Mais cela vous donne aussi confiance. Désormais, vous n’arrivez plus en attendant de voir votre numéro affiché sur un mur. Ils savent ce que vous pouvez apporter. »

Aliyah Boston a aussi quelques repères à Berlin. Elle retrouve sa coéquipière du Fever Caitlin Clark, mais également son entraîneuse Stephanie White, qui fait partie du staff de Kara Lawson. Une présence rassurante pour celle qui avait déjà découvert l’intensité du très haut niveau international lors du tournoi de qualification olympique 2024.

« C’était extrêmement intense et physique », se rappelle-t-elle. « Mais ce que j’ai préféré, c’était simplement pouvoir observer, apprendre et voir comment les plus anciennes jouaient. »

Cette fois, Aliyah Boston ne sera plus seulement là pour observer. Avec Paige Bueckers, Angel Reese et Caitlin Clark, elle fait aussi partie de cette nouvelle génération appelée à prendre progressivement le relais avec Team USA.

« Quand j’ai commencé le basket, c’était simplement : ‘Je m’amuse, j’aime ça.’ Puis c’est devenu : ‘Je veux jouer à l’université’, puis ‘Je veux jouer en WNBA’, puis ‘Je veux participer aux JO’. Aujourd’hui, c’est ma réalité. C’est une sensation incroyable que je ne considérerai jamais comme acquise. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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