Le chantier de modernisation des Lakers est momentanément à l’arrêt. Après des années avec une structure réduite, la franchise avait entrepris de muscler son organigramme sous Mark Walter, notamment en s’inspirant du fonctionnement des Dodgers. Mais le départ surprise de l’homme d’affaires a rebattu les cartes.
D’après The Athletic, les Lakers continuent à mener des entretiens pour certains postes. Il n’est donc pas tout à fait exact de parler de « gel dans le recrutement », comme Brian Windhorst l’avait fait récemment.
« Je connais un dirigeant qui était en train de quitter une équipe pour rejoindre les Lakers », expliquait ainsi le journaliste d’ESPN, avant d’expliquer que le processus avait brutalement été interrompu.
Dans les faits, les recrutements les plus importants sont néanmoins à l’arrêt. Plusieurs sources proches de la franchise estiment qu’il serait imprudent d’engager des cadres majeurs au sein de la franchise alors que Bob Iger et Josh Kushner n’ont pas encore officiellement pris les commandes.
Le poste de deuxième assistant GM toujours libre
C’est notamment le cas du deuxième poste d’assistant GM que Rob Pelinka voulait créer. En mai, le dirigeant avait annoncé une « vaste recherche ». « Nous allons engager deux assistants GM, c’est le plan », expliquait-il. L’un devait superviser le scouting et le développement des joueurs, l’autre le salary cap, les stats avancées et la data.
La moitié du chantier a été menée à bien avec l’arrivée de Rohan Ramadas, ancien dirigeant des Pelicans, nommé assistant GM chargé de la stratégie et de la data. « Rohan est un ajout important et solide à notre front office », avait salué Rob Pelinka.
En revanche, le deuxième poste demeure vacant. Les Lakers ont tenté d’attirer Steve Senior, des Wolves, ainsi que Prosper Karangwa, des Sixers, mais les deux dirigeants ont préféré rester dans leur franchise. Los Angeles doit aussi encore renforcer son scouting professionnel.
Cette pause intervient alors que Mark Walter voulait en effet transformer une organisation jugée en retard dans plusieurs secteurs. Andrew Friedman et Farhan Zaidi, deux des cerveaux des Dodgers, avaient notamment été associés à cette modernisation. Reste à savoir quelle partie de cette « Dodgerisation » survivra.
Plusieurs employés seraient optimistes quant à l’arrivée de Bob Iger et Josh Kushner, certains estimant que l’influence des Dodgers avait en effet poussé trop loin l’utilisation des statistiques avancées, avec une approche jugée carrément arrogante par certains membres des opérations basket et du vestiaire.
Mais en attendant que les nouveaux patrons définissent leur propre ligne, les Lakers avancent donc au ralenti.
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