Joe Mazzulla : « Je veux qu’on m’oublie »

Coach de l’année en titre, Joe Mazzulla estime que la meilleure preuve de réussite à Boston serait que les Celtics continuent de gagner après son départ… au point de l’oublier.

Joe MazzullaChampion NBA en 2024 puis sacré Coach de l’année en 2026, Joe Mazzulla a déjà marqué l’histoire récente des Celtics. Mais le technicien de 38 ans n’a aucune envie de construire sa carrière autour de l’héritage qu’il laissera à Boston. Bien au contraire.

« Ce à quoi je réfléchis le plus, c’est qu’il faut, je pense, être prêt à être oublié. Je crois que c’est en quelque sorte mon objectif principal », a-t-il expliqué.

Une philosophie qui peut sembler étonnante pour un entraîneur aussi compétitif. Mais pour Joe Mazzulla, être rapidement oublié serait justement la preuve que les Celtics ont continué de progresser après son passage.

« Je veux qu’on m’oublie. Parce que ça signifie qu’après soi, les choses ont été encore meilleures. Et je pense que c’est exactement ce que ça signifie, d’être un Celtic. Peu importe le temps que vous passez à jouer, coacher ou travailler pour les Celtics », développe-t-il. « Ton rôle, c’est de maintenir le niveau là où il est déjà, ou de faire mieux. Tu ne peux pas laisser les choses empirer. Si tu pars et que la situation se dégrade, c’est de ta faute. Si tu pars, qu’ils gagnent et qu’ils t’ont oublié, alors tu as fait ton boulot. »

Être oublié ? Un gage de réussite

Une manière de replacer la réussite collective au-dessus de la reconnaissance individuelle, dans une franchise où chaque génération est forcément comparée aux précédentes.

Pour Joe Mazzulla, cette responsabilité ne concerne d’ailleurs pas seulement les résultats immédiats. Elle consiste aussi à préparer ce qui viendra après lui, même si Boston n’envisage pas de tourner la page à court terme.

« C’est à la fois un poids et un plaisir d’être avec les Celtics. Mais c’est surtout une responsabilité. Je pense qu’on peut également l’appliquer à notre vie quotidienne. Est-ce que je peux laisser les choses meilleures, au point où les gens ne se souviennent même plus de moi, uniquement parce que la personne suivante est arrivée et a fait encore mieux ? », poursuit l’ancien bras droit d’Ime Udoka.

« J’en parle constamment avec mon staff : notre rôle est d’être un jour oubliés car on aura fait correctement notre travail. C’est devenu quelque chose de plus grand que nous. »

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Rédacteur Florian Benfaid

Parmi les oiseaux de nuit de la rédaction, Florian a rejoint Basket USA en 2020. Une année marquée par la disparition de Kobe Bryant, le joueur qui lui a transmis sa passion pour la NBA.

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